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O.M. AÏVANHOV

2 mars 2006

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Et bien, chers amis, bonjour. Je suis extrêmement content de nous retrouver tous ensemble pour ces entretiens qui, je l'espère, vont être extrêmement profitables pour les uns et pour les autres. En effet, nous avons beaucoup de choses dans ces conversations. Mais tout d'abord, avant de vous laisser la parole pour tout ce qui est vos interrogations et vos questionnements, je vais vous donner un certain nombre de choses dans le déroulement de ce que j'appellerais la chronologie, si vous le voulez bien, de ces changements vibratoires qui sont en cours et qui correspondent d'une part à vos gestations à chacun d'entre vous mais aussi à la gestation du lieu, mais aussi à la gestation totale de la planète qui est en cours, comme vous le savez, de révélation de sa sacralité.

La sacralisation de la planète qui est quelque chose d'extrêmement important, qui est attendu depuis tant et tant de milliers d'années. Alors, tout d'abord, sachez que depuis hier nous sommes rentrés dans la période des quarante jours qui précèdent la période de Pâques. Ces quarante jours sont extrêmement importants, surtout cette année, plus que jamais car, en effet, nous sommes rentrés dans une période où l'être humain va pouvoir décider soit de s'élever, soit décider de rester dans ces niveaux d'abaissement. L'énergie de poussée vibratoire élévatoire de la Terre va se faire de plus en plus intense durant les quarante jours jusqu'à Pâques. Nous rentrons en effet dans la période aussi de l'équinoxe du 21 mars, dans les trois semaines précédentes qui correspondent à l'avènement du printemps, à l'émergence de nouvelles énergies de cohérence et d'ascension de la troisième dimension vers la cinquième dimension. La pression énergétique va se faire de plus en plus forte. La résistance liée aux forces involutives va aussi se faire de plus en plus contraignante, ce qui explique que les manifestations dont j'ai parlé depuis l'automne vont se faire de plus en plus présentes et vont envahir petit à petit l'ensemble de votre espace vital.

Et comme toujours, ce qui passe à l'extérieur se passe aussi à l'intérieur. Ce qui veut dire que, dans les quarante jours qui viennent, vous allez vivre des combats intérieurs, des luttes entre l'ancien qui ne veut pas totalement mourir et le nouveau qui ne demande qu'à naître et que vous ne laissez pas naître. Cela fait partie du cheminement normal, régulier, tout à fait objectif, et tout à fait logique de l'élévation vers la cinquième dimension où tout ce qui est ancien doit mourir pour laisser la place au nouveau. C'est un combat de chaque instant qui nécessite non pas de résistance et non pas de combattre, mais la nécessité de laisser faire, de laisser mourir l'ancien, de laisser sortir de vous ce qui n'est plus d'actualité, ce qui n'est plus dans la Lumière afin de cheminer de plus en plus facilement, je dirais, vers cette dimension nouvelle. Si vous aviez des colères, vous ne pourrez même pas imaginer vous mettre en colère. Si vous étiez fainéant, vous ne pourrez même pas imaginer être dans la fainéantise. Tous les excès qui étaient le propre de la personnalité qui vous animait jusqu'à cette période, quel que soit votre âge, va petit à petit s'effacer devant l'épanouissement de l'âme, devant quelque chose qui va être extrêmement fondamental pour l'accession à cette dimension Divine à laquelle vous avez le droit de prétendre, de par votre essence, de par votre naissance. Ceci est extrêmement important à comprendre. Voici ce dans quoi nous nous situons.

Alors, bien évidemment, les résistances prennent la forme que vous voyez. Vous avez eu des modifications des éléments qui continuent par ailleurs. Les pluies torrentielles qui sont en train de ravager tout le continent africain. Vous avez le froid qui est en train de ravager toute l'Europe de l'Est qui aura du mal à renaître au printemps. Vous avez l'élément feu et vous avez d'autres éléments qui se mettent en branle dans tous les continents. L'élément air prend une importance redoutable. C'est comme si la totalité des virus astraux étaient rentrés en manifestation. Ils représentent en effet, ces virus, la résistance extérieure de l'homme à l'accession à sa Divinité car le virus entraîne une désagrégation de la vie. Il entraîne en particulier ce qui se manifeste en ce moment. Regardez ce qui se passe avec le virus que vous avez appelez « la grippe aviaire ». Il vous empêche de respirer. Les animaux, les humains et toutes les races seront touchées. Ils vous empêchent d'accéder à ce que vous êtes réellement. Regardez ce que vous avez appelé la maladie du moustique, le chikun gunya comme vous dites. Regardez cette maladie. Elle empêche les gens de bouger. Elle vous fige dans le passé. Elle vous empêche d'aller vers votre dimension Divine. Regardez les virus qui arrivent. Regardez le virus dont j'ai parlé qui va toucher les lignées sanguines. Il va entraîner un affaiblissement de l'énergie de l'âme car le sang, c'est l'âme.

Comprenez la résonance, la loi d'analogie, d'affinité, qui existe entre ce qui se passe à l'extérieur et ce qui passe à l'intérieur. Ce n'est pas quelque chose qu'il faut considérer avec peur, certes avec circonspection, avec prudence. Vous n'allez pas manger des plumes d'oiseaux qui ont la maladie. Mais néanmoins, indépendamment de cela, si vous êtes dans la certitude intérieure de votre sacralité, dans la certitude intérieure que vous allez monter vers cette dimension Divine, rien ne pourra vous arriver, ni à votre esprit, ni à votre corps car vous irez dans le sens de l'évolution. Vous irez dans le sens de la sacralisation de ce que vous êtes en accompagnant la Terre dans sa montée vibratoire. C'est extrêmement important de comprendre cela. Et malgré toutes les précautions extérieures et intérieures, même si vous deviez attraper cette maladie, tout sera fait bien évidemment pour que vous ne succombiez pas et que le corps ne trépasse pas à cette infection. Mais si par malheur vous deviez attraper cette maladie, cela correspondrait à une résistance qui est en vous qui est une résistance à l'accès à la cinquième dimension. Mais aucun de vous ici présent, et aucun être réellement engagé sur un cheminement spirituel, ne décèdera sauf si bien évidemment son âme a décidé d'accéder à la cinquième dimension mais sans accompagner cette montée avec le corps. C'est extrêmement important. Ceux qui refuseront seront « éliminés » des plans de conscience de sacralisation.

En effet, la maladie ne peut pas être présente lorsque la Terre aura complètement achevé son ascension, de même qu'un être humain ne pourra pas du tout accéder cette cinquième dimension avec une quelconque maladie. La dimension cinq est une dimension de pureté où le jeu de l'ombre et de la Lumière n'existe plus, où seule existe la créativité de la Lumière, la forme la plus authentique de la Lumière et la manifestation la plus authentique de la Lumière. C'est cela que vous devez rentrer en vous. Le travail sur le cœur, le travail sur l'état intérieur est quelque chose d'extrêmement important. Vous ne devez pas oublier cela à chaque minute qui anime votre respiration. A chaque expir, et chaque inspir, vous dites « je suis », « je suis un », « je suis Dieu », « je suis le Maître », « je suis l'Unité », « et je suis la totalité manifestée dans la réalité de l'Unité ». C'est extrêmement important à comprendre. Cela est capital par rapport à ce qui s'en vient vers vous. J'ai parlé. Maintenant, à vous de parler, chers amis.

Question : Pourriez-vous nous parler de l'enracinement, de la matérialité, de l'incarnation ?
Il faut dissocier les trois plans : le plan physique, le plan astral, et le plan mental. Le plan étherique, je le place dans le corps physique, c'est la même chose. Les gens maintenant qui travaillent uniquement sur le plan physique étherique pour faire descendre une énergie d'enracinement, pour s'enraciner, se servent de l'outil mental, de la visualisation, se servent aussi des émotions parfois pour créer ce mouvement d'énergie qui entraîne une attraction totale des constituants de l'être (corps, âme, esprit) dans les profondeurs de la Terre. Cet enracinement là est un enracinement qui n'est pas total. L'enracinement est avant tout lié à la façon dont vous gérez votre vie, c'est-à-dire est-ce que vous êtes capables, non pas de faire des envolées spirituelles, mais est-ce que vous êtes capables d'être dans l'ici et maintenant ?

Il est facile de dire « je suis enraciné » ou de dire « je m'enracine » par une volonté intellectuelle, mentale et en manipulant les énergies pour qu'elles descendent, au moment par exemple où il y a une canalisation ou un travail énergétique. Mais l'enracinement est un acte conscient qui survient à chaque minute de votre vie, conscient que vous êtes un souffle, conscient que vous êtes un corps, conscient de votre place que vous avez et que vous maintenez entre le Ciel et la Terre. C'est la place que vous avez, la lucidité, l'Unité que vous êtes. Là est la maîtrise, la maîtrise aussi de l'enracinement. L'enracinement qui ne serait qu'un acte énergétique au moment où il se passe quelque chose est un enracinement illusoire. Il ne sert strictement à rien. Il y a des êtres qui ne parlent pas ce langage énergétique ou intellectuel, on va dire, et qui sont dans l'intention de l'incarnation et dans l'intention de l'enracinement.

Le danger qui vous guette tous est de vouloir accéder à cette cinquième dimension en faisant comme a fait l'église catholique : en dénigrant, en oubliant le corps, en considérant que le corps est sale, que le corps est pêché, que le corps n'est pas un instrument Divin. Et pourtant le Christ disait tout le temps : « Tiens ta maison propre car tu ne sais pas quand je viendrais taper à ta porte. » Le corps, le temple, c'est la même chose. Jésus ne voulait pas parler de l'âme ou de l'esprit, il voulait parler du véhicule physique. Le véhicule physique est à la fois le support vibratoire, la cause et la conséquence de la Divinité. Retenez bien cela : le corps physique est la fois la cause et la conséquence de la Divinité. Il n'y a pas d'autres chemins alternatifs dans votre chemin évolutif lié à la troisième dimension. Si vous oubliez le corps, vous n'êtes plus dans la Lumière authentique. Vous êtes dans la Lumière dévoyée, celle qu'a voulu instaurer Lucifer et ses anges rebelles. C'est extrêmement important de comprendre cela.

Maintenant, si le discours vous dit « je m'enracine avec telle ou telle technique », et si dans ma vie de tous les jours, je ne suis pas dans la bénédiction de l'accueil de la vie que je manifeste à travers les repas que je prends, à travers le contact avec mes pieds avec la Terre, avec les végétaux, avec les animaux, avec tout ce qui vit autour de moi, je ne suis pas enraciné, c'est une erreur de croire cela. Maintenant, l'incarnation fait partie du processus. Bien évidemment il n'y a pas de différence. Si on parle de matérialité, c'est un mauvais terme. Quand on dit « il est matériel ! », mais heureusement que vous êtes matériels, sans cela vous n'auriez pas la possibilité, en étant ici présents, d'accéder à la cinquième dimension.

La cinquième dimension est une transsubstantiation de la cellule de votre ensemble physico-étherique. C'est extrêmement important à comprendre. Si vous vous dissociez vous-même de votre structure physico-étherique en prétextant de vous enraciner, en vous servant de cette structure physico-étherique et de votre outil intellectuel pour vous enraciner et que dans la vie courante vous n'êtes pas enracinés, que se passe-t-il ? Il y a désordres, il y a dégâts. Il n'y a pas résonance et équilibre. Il y a déséquilibre total. Beaucoup de gens parlent d'enracinement. Mais qu'est-ce que l'enracinement ?

L'enracinement c'est tout simplement être conscient ici et maintenant dans la vie, dans l'Unité que vous êtes à travers l'inspir et l'expir de la vie et d'être en contact avec tout ce qui vit. Si vous dites que vous êtes enracinés et que vous passez votre vie à vous évader dans des chimères, où est l'enracinement ? Vous pouvez passer des années à dire que vous êtes enracinés, comme vous pouvez passer des années à réciter un chapelet. Et vous êtes toujours dans l'illusion, complètement déraciné. C'est extrêmement important à comprendre. L'ère qui a existé au début du christianisme, où les êtres avaient besoin de se nourrir de cette dimension de transsubstantation qui était liée à la présence de l'énergie Christique, a été une étape obligée où les êtres se sont retirés du monde pour pouvoir cultiver un véhicule beaucoup plus éthéré, beaucoup plus lumineux afin de revenir dans des vies ultérieures accomplir le chemin d'élévation, mais en aucun cas, aujourd'hui, il vous est demandé cela.

Vous avez des animateurs, des enracineurs comme vous dites, qui partent dans des états émotionnels comme vous avez dans certains types de réunions, comme par exemple (ce qui n'existait pas de mon temps mais qui est extrêmement diffusé, en particulier de l'autre côté de l'Atlantique aux Etats-Unis, en Amérique du Sud) les charismatiques. Les animateurs cherchent au contraire à faire décoller au nom du Christ. C'est une erreur fondamentale. Effectivement, il y a des guérisons, mais que devient l'âme là-dedans ? Que devient la lucidité ? Que devient la conscience ? A ce moment là, vous avez des gens qui sont dans l'amour du Christ, mais c'est un amour de nature émotionnelle. Ils perdent totalement la maîtrise de ce qu'ils sont, de la réalité de leur Divinité, et ils remettent leur Divinité à un être extérieur. Et pourtant, ils ont été guéris. La guérison n'est rien. On peut guérir avec beaucoup de choses. L'important c'est la finalité. Quel est le but ? Quel est l'objectif de ce qui est fait ? Et pourquoi c'est fait ? Aussi bien pour vous mais aussi dans les groupes. Et cela est extrêmement important.

Question : Comment faire pour ne pas rentrer en résistance inconsciente ?
C'est très simple : pour ne pas entrer en résistance, il faut accepter tout ce qui vient. « Père que ta volonté se fasse et non la mienne », sans arrêt. Tout seul vous ne pourrez pas y arriver. Vous deviendrez maître de vous-même quand vous accepterez de laisser faire. Comprenez bien le jeu de mots. Ce n'est pas parce que vous laissez faire, que vous devenez quelqu'un qui va laisser agir. Laissez faire au niveau de la volonté spirituelle en vous. A ce moment là, étant dans le lâcher prise de votre volonté de la petite personnalité, cela laissera la place à l'éclosion de l'énergie de l'âme, à la joie intérieure, à l'éveil des sens spirituels. Maintenant, si on me demande comment laisser tomber les résistances avec le mental ? Cela ne sert strictement à rien, le mental ne peut rien faire là-dessus. Il n'y a que l'acte d'abandon à la volonté du Père qui permet de réaliser cela. Maintenant, si on me demande comment faire pour faire la volonté du Père ? Je n'ai pas de réponse. Cela ne passe pas par le mental. C'est une compréhension immédiate, non pas intellectuelle, ni logique. C'est une compréhension de l'âme, or l'âme n'a pas besoin de mots.

Question : Pourriez vous nous parler du pardon ?
Le pardon fait appel bien évidemment à l'amour. Le pardon nécessite de privilégier l'amour au dépend de la tristesse et au dépend du passé, c'est-à-dire, c'est quelque chose qui est tourné dans l'instant présent et éventuellement vers l'avenir, même si cela se réfère à un évènement qui est du passé. Le pardon nécessite un regard lucide sur ce passé, de le considérer comme quelque chose d'existant et qu'il convient de laisser comme un paquet encombrant et dont il faut se dépouiller avant d'accéder à autre chose. Mais bien souvent, la plupart des gens qui ont du mal à actualiser le pardon au niveau de l'âme sont des gens qui portent en eux une violente culpabilité. Et bien évidemment, étant dans la culpabilité, ils ne peuvent pas pardonner à l'autre car ils ne se pardonnent pas eux-mêmes non plus. Ils se sentent coupables.

Retenez l'histoire des enfants qui ont vécu des choses abominables et qui pardonnent. Ils pardonnent pas vraiment, ils prennent la culpabilité de celui qui a fait l'acte, quel qu'il soit d'ailleurs. Et en fait, c'est ce qu'il faut comprendre, c'est ce qu'il faut dépasser. La culpabilité doit être totalement éliminée. Tant qu'il y a une once de culpabilité par rapport à soi-même ou par rapport à l'autre, il ne peut pas y avoir pardon authentique. Il y a d'abord formulation du pardon et ensuite il y a abandon de la culpabilité.

La culpabilité s'abandonne à travers la prise de conscience de la Divinité que l'on est. Tant que vous pensez culpabilité, tant que vous vivez la culpabilité, tant que vous vivez la peur, vous êtes dans la personnalité. L'âme ne connaît pas la peur. L'âme ne connaît pas plus la culpabilité. L'âme est totalement libre parce qu'elle est d'essence Divine. Si vous dévoilez en vous à travers le cheminement qui est le vôtre (d'élévation, d'ascension, de développement des énergies et des niveaux de conscience), vous allez comprendre que vous n'êtes pas cette peur. Vous allez comprendre que vous n'êtes pas cette culpabilité mais que celle-ci vous colle par le schéma que vous avez bâti, par ce que vous avez vécu. Mais ce que vous avez vécu, a été vécu.

Ce que vous êtes est autre chose que ce que vous avez vécu. Ce que vous êtes est immanent, ce que vous êtes est transcendance. Ce que vous êtes est Lumière. Ce que vous êtes est Divinité. Et quand vous rencontrez la totalité de l'énergie de l'âme, il ne peut pas y avoir de culpabilité. Il ne peut pas y avoir de peur. Donc on ne peut pas résoudre le problème de la culpabilité en travaillant sur la culpabilité, de même que l'on ne peut pas résoudre la peur en travaillant sur la peur. On ne peut que s'en distancier, s'en séparer parce que cela appartient à notre personnalité qui n'est pas nous. C'est là qu'il faut comprendre les choses. Il n'y a pas un travail à faire sur la culpabilité. Il n'y a pas à faire un travail sur la peur. Il faut être conscient que ces choses, comme je le disais précédemment pour la peur, ne sont pas liées à vous, même si c'est vous qui les exprimez. Cela ne vous appartient pas. Vous êtes au-delà de tout cela. Il faut voir tout cela comme quelque chose d'extérieur à vous. Tant que vous ferez corps et que vous considérerez que ces émotions vous appartiennent, vous serez dépendants de ces syndromes, vous serez dépendants de vos phobies, vous serez dépendants de vos pulsions, de vos tristesses, de vos deuils, de vos pertes, etc... et de vos abandons. Mais vous n'êtes pas cela. C'est vous qui vous identifiez à cela. Ce n'est pas la même chose.

Question : Comment se connecter à son âme ?
Mais il ne faut pas se connecter à son âme. Quand on dit « je me connecte à mon âme », qu'est-ce qui parle ? C'est la personnalité encore une fois. Je suis mon âme, je suis Dieu. Si tu dis : « Je me connecte à mon âme », cela veut dire que tu n'es pas ton âme. Le langage même que tu emploies est le reflet même de cette distanciation que tu mets entre ce que tu vis et ce que tu es. Tu exprimes à travers tes propres mots la distance existant entre ton âme et toi. Il y a une différence essentielle. Quand on dit : « Comment me connecter à mon âme ? » Cela veut dire que je ne suis pas mon âme. Maintenant, si je suis mon âme, je n'ai pas de problème de connexion. Et je vois la peur, l'abandon, la culpabilité comme des choses qui sont là et qui ne sont pas à moi.

Cela correspond, si vous préférez, à certaines méditations bouddhistes très anciennes. Vous observez les émergences de la pensée, les émergences des émotions et les voyez comme quelque chose qui était là. Et au fur et à mesure que l'on identifie ces émotions qui sont là, mais qu'on est plus l'émotion, on constate qu'il y a une émotion. On constate qu'il y a une pensée. On constate qu'il y a une souffrance mais on reste, non pas connecté, mais on reste dans son âme. A ce moment là, cette émotion, cette souffrance, cette pensée perturbée, ne peut que s'éliminer, s'éloigner parce qu'elle n'a plus de prise. C'est cela qui est important.

Question : Pourriez-vous nous parler des 40 jours à venir ?
Ce symbolisme correspond tout à fait à la période du carême, c'est-à-dire à la période des 40 jours qui précède la période de renaissance pascale. Nous sommes en plein dans le symbolisme. Rappelez-vous, les 40 jours sont extrêmement importants. Il y a eu la traversée du désert pendant 40 ans. Mais il y a eu aussi Jésus dans le désert pendant 40 jours avec toutes les tentations que vous connaissez. Voulait-il régner sur le monde ? Voulait-il être loin du monde ? Ou être le roi des Cieux ? C'est ce qui vous est demandé aujourd'hui. Vous devez élever la matière à sa transcendance ou voulez-vous dominer la matière et en être l'esclave ? Ce sont deux choses différentes. Les 40 jours que vous allez vivre correspondent à cela avec toutes les épreuves liées à la résistance en vous et à l'extérieur de vous.

La période de 40 jours est une période probatoire. C'est une période où l'être humain, où la Terre, où chaque individu va être confronté à ses peurs, à ses doutes les plus intimes, à ses culpabilités, à ce qui fait que sa personnalité est en quelque sorte empoisonnée par les désirs, par les vies passées, par le vécu. Durant cette période il y a un face à face avec soi-même. C'est une période d'introspection. C'est une période où l'on doit décider d'accepter la Divinité. C'est ce qu'a fait Jésus pendant ces quarante jours : d'intenses réflexions sur lui-même, d'intenses recueillements.

Au bout des 40 jours, on accepte la mission qui dure très exactement trois ans qui est d'être fils de Dieu dans tous les sens du terme, de rayonner la Divinité, de porter le poids de la Divinité. Ce n'est pas une légèreté. Paradoxalement, ce que l'on appelle l'Ascension est un phénomène de responsabilisation. C'est un phénomène lourd, non pas de contraintes, mais lourd de la densité de la Lumière, lourd de la responsabilité, lourd des transformations que cela entraîne en soi extrêmement profondes que vous vivez, ici présents, les uns et les autres. Il est extrêmement important de comprendre que cette période de 40 jours correspond à une vibration extrêmement précise.

Quand l'être humain meurt, il passe en général 40 jours dans les dimensions intermédiaires où il est soigné, où il est transformé afin d'être soit recyclé dans les voies d'incarnation à nouveau, ou soit d'accéder à d'autres dimensions supérieures. Ces 40 jours là, qui sont vécus après la mort (qui correspondent d'ailleurs dans la tradition catholique à la messe des 40 jours), c'est exactement la même chose que vous avez à vivre maintenant, cette année plus que toute autre, afin de préparer les trois années qui viennent à ce que vous serez à l'issue des 40 jours : un être libéré de ce qui n'est pas lui-même, un être libéré de ses angoisses.

Est-ce que vous serez propre sur vous, corps sans couture, corps immortel, corps de Lumière. Cela vous appartient en propre. C'est cela le choix qu'il faut faire et le travail qu'il faut faire. Il n'y a pas de méthodes. C'est une prise de conscience, soi-même face à soi-même, regard d'introspection, d'observer ce qui n'est pas vous comme étant extérieur à vous. Vous n'êtes pas vos peurs. Vous n'êtes pas votre culpabilité. Vous n'êtes pas ce que vous croyez. Mais vous êtes bien plus que cela. C'est l'illusion des 50 000 milles dernières années qui étaient nécessaires à parfaire une certaine forme de transcendance.

Question : Comment s'identifier à la Divinité que l'on est et ne pas s'identifier à autre chose ?
Ce n'est pas tout à fait un problème d'identification. C'est un problème d'acceptation. Il n'y a pas à travers cela une identification. Tant que vous vous identifiez à un rôle, tant que vous vous identifiez à une émotion, vous sortez de ce que vous êtes parce que vous vivez l'émotion, parce que vous vivez le passé, parce que vous vivez ceci ou cela. Il n'y a pas de techniques à proprement parler. Il n'y a que, lors du travail d'introspection qui va se faire, là, dans les 20 jours, à un moment donné, vous allez vous trouver face à vous-même, face à la Lumière que vous êtes, après avoir passé un certain nombre d'étapes. Pour certains, cela va être de comprendre que leurs peurs ne leur appartiennent pas. Pour d'autres, cela va être de comprendre que la culpabilité n'a pas lieu d'être, et ainsi de suite, etc. Pour chaque individu c'est différent. Mais dans cette période il faut se tourner à l'intérieur.

Se tourner à l'intérieur, c'est cette fameuse introspection qui correspond aux 40 jours dans le désert, en tout cas pour les 20 premiers jours. Cela peut se faire en travaillant. Il n'est pas question d'arrêter de faire tout et d'attendre que cela vienne. Les énergies travaillent dans ce sens, les énergies du printemps qui arrivent, les énergies qui sont là partout autour de nous, sont à l'œuvre. Il suffit d'en avoir conscience. Il n'y a pas de technique particulière. Ce n'est pas un éveil de ceci ou cela. C'est simplement une conscience, un regard porté sur ce qui se passe qui va déterminer de ce qui sera au bout de ces 20 jours, et de ces 40 jours. J'ai parlé.

Question : Est-ce qu'un art transcendantal exclut l'émotion ?
Il peut s'appuyer sur l'émotion mais la finalité n'est pas l'émotion. C'est toute la différence. On peut jouer de l'émotion pour entraîner une absence de résistance, pour faire en sorte que l'être humain qui écoute un son, une vibration, qui regarde quelque chose, qui entend quelque chose, qui ressent quelque chose, puisse à un moment donné ne plus maîtriser ce qu'il se passe. Mais cela, c'est ce qui est vécu à travers le vécu émotionnel. Mais la spiritualité est au-delà de l'émotionnel. Ce qui veut dire qu'à un moment donné, même si on est conscient que c'est un moyen qui va permettre d'ouvrir certaines portes, à aucun moment, cela ne doit être la finalité. L'émotion est une clé qui ouvre la porte. Mais ce n'est pas la porte et ce n'est pas surtout pas ce qu'il y a après. Donc, on peut jouer de l'émotion à un moment donné. Mais l'art qui n'aurait pour vocation que de jouer sur le registre émotionnel et ne rien apporter ensuite est un art creux qui n'a aucun sens sur le plan spirituel. Il a un sens sur le plan humain uniquement. Il a un sens sur le plan de la personnalité. L'art transcendantal est quelque chose qui va conduire à la prise de conscience dans un premier temps de la Divinité, et accessoirement de transformer totalement l'être. Autant dire que pour l'instant, cela n'a pas beaucoup existé sur Terre.

A partir du moment où l'on prononce le mot art, il y a le mot émotion qui est accolé bien sûr. L'art a été considéré dans la troisième dimension comme un moyen d'ouvrir des portes. C'était une clé. Mais la clé n'est pas la porte encore une fois. Donc l'art transcendantal, l'art tout court nécessite l'émotion de départ. Mais il ne faut pas se servir de l'émotion comme quelque chose qui va n'être qu'une émotion. Il faut que l'émotion permette d'accéder à quelque chose qui est au-dessus de l'émotion. Sinon, nous restons à un niveau horizontal. Encore une fois, je le répète. Cette notion d'art transcendantal est quelque chose qui a été peut-être approché à une certaine époque de l'humanité mais qui n'a jamais été révélé totalement. Sans cela le sort de l'humanité tout entière en aurait été changé, ce qui n'a pas été le cas. Certes, il y a eu le siècle des Lumières.

Certes, il y a eu des auteurs, des interprètes, des types musicaux qui ont favorisé cette ouverture à la spiritualité et à l'authenticité. Mais néanmoins, cela n'a pas été jusqu'au bout. Il y a donc eu une ouverture de porte avec la bonne clé mais personne n'a franchi la porte parce que le moment n'était pas venu. Et aujourd'hui les supports qui ont été mis en œuvre n'ont rien à voir avec ces arts musicaux passés mais doivent faire appel à la créativité de l'artiste afin d'arriver, non pas à transmettre l'émotion, mais en tout cas lui permettre, à travers l'émotion qu'il vit, de transmettre cela sur un mode vibratoire beaucoup plus haut que l'émotion. Cela, encore une fois, est assez difficile à faire mais la période s'y prête totalement.

Question : Pourriez vous nous donner une définition de l'émotion ?
L'émotion, c'est ce qui met en mouvement. Or, je te signale que la Divinité n'est pas un mouvement. C'est un état, un état d'alignement total à l'instant, d'arrêt du temps. Qui dit mouvement dit déplacement dans le temps et dans l'espace. Or, Dieu n'est pas dans le mouvement, même s'il est mouvement. Vous, êtres humains, vous devez trouver Dieu en arrêtant le temps, en arrêtant l'émotion. Ce sont les techniques de méditations bouddhistes, orientales aussi, si vous vous le voulez, où on cherche dans cet espace intérieur à arrêter le temps. Effectivement, nombre de mystiques ont dit que si on arrêtait le temps, on trouvait Dieu instantanément, comme lors de la mort tout être humain rencontre la Lumière.

Maintenant, il est question de traduire cela, non pas en émotion mais à travers une vibration qui n'est pas émotion. L'émotion fait croire que l'on est en vie. Il y a des êtres, et en particulier les artistes, qui croient que plus il y a d'émotions, plus ils sont en vie. Et que plus cette émotion est bonne, plus ils ont l'impression de s'ouvrir. Effectivement, mais à un moment donné, lorsqu'il y a maturité, il convient de comprendre et d'accepter que la finalité n'est pas l'émotion mais qu'elle n'est qu'une clé d'accès à la Divinité de l'autre. Une fois qu'on a mis la clé, il faut ouvrir la porte mais il faut aussi passer de l'autre côté. Alors, effectivement, il y a eu des arts transcendantaux qui permettent d'accéder à cette dimension. C'est essentiellement des instruments de musique sacrée qui ont existé et qui existent aujourd'hui sur la planète.

Mais aujourd'hui, cette musique sacrée, faite avec des instruments primitifs, n'a plus tellement de rôle. Mais effectivement, il était considéré que le rythme précis de la Terre allait entraîner une ouverture des chakras et donc permettre à l'être de trouver la dimension transcendantale. Il y a effectivement utilisation d'une clé, ouverture d'une porte et passage de l'autre côté. L'art transcendantal pourrait être à la limite un art primitif au sens le plus noble, et certainement pas de l'époque du siècle des Lumières, et encore moins ce que l'on appelle l'art moderne. Mais l'art transcendantal est quelque chose qui est débarrassé de l'émotion, bien évidemment.

La plupart des êtres que vous avez retenus (que ce soit les grands compositeurs, les grands peintres, ou les grands sculpteurs) n'ont fait que traduire une dimension Divine à la rabaissant à une dimension de l'esthétisme et de la beauté mais aussi une dimension de l'harmonie à travers les sons. Mais en aucun cas, ils n'ont été capables de conduire leur public à une dimension d'art transcendantal. Ils ont fait descendre cette Divinité qu'ils avaient reçue dans une composante musicale, visuelle, ou autre, sur un mode de troisième dimension. Ils n'avaient pas les moyens d'entraîner les autres dans les dimensions où ils puisaient leur inspiration. Aujourd'hui, cela est en train de devenir possible. Donc, je ne peux pas donner d'exemple.

Je peux simplement dire que de grands musiciens que vous avez connus bien évidemment, étaient extrêmement inspirés. Mon maître Bença Deunov jouait du violon. Le violon a été certainement le plus près, de par sa sonorité, de l'émotion Divine qui conduisait à la Divinité. L'émotion du violon est effectivement la plus proche de ce qui conduit à la Divinité. Effectivement, quand l'être arrive au moment de la mort et monte à travers les sept étapes au moment des 40 jours, s'il s'est suffisamment épuré, il est capable de monter à une dimension où il entend le chœur des anges, c'est-à-dire des milliers de violons qui jouent ensemble. Et c'est vraiment la sonorité des violons. C'est le dernier stade que l'on appelle la musique des sphères, qui est jouée par les Hayoth Ha Kodesh. Quand je dis « jouée », c'est pas joué, c'est ce qu'ils sont. Ils sont cette vibration du violon. C'est pour cela que Bença Deunov jouait du violon. C'est extrêmement important. Le violon est certainement l'instrument qui est le plus près, à travers le son qui est émis, du son spirituel. Alors, bien évidemment, il y a d'autres sons.

J'ai parlé d'instruments primitifs qui étaient capables d'ouvrir les portes. On pourrait dire en résumé, qu'aujourd'hui l'art transcendantal serait celui qui associerait le chœur des anges c'est-à-dire la musique angélique (le chœur le plus pur qui correspondait à ce que l'on appelait à l'époque les « castrats »), associé au son du violon et associé au rythme binaire. Par exemple, un instrument de musique où l'on souffle comme le didgeridoo, où là vous avez effectivement quelque chose qui se rapproche du ciel et de la terre. Vous avez le rythme soutenu de la vibration de la Terre. Vous avez l'aspiration de la voix humaine vers la Divinité et vous avez le son des Hayoth Ha Kodesh. Vous êtes parfaitement réalignés dans cet axe là. Quelqu'un qui serait capable d'associer ces trois supports vibratoires, serait dans l'art transcendantal. Cela n'a jamais été fait.

Question : Vous nous aidez beaucoup, est-ce qu'il y a quelque chose que nous puissions faire pour vous être agréable ?
Vous voulez que je vous fasse une liste ? Et bien continuez à vivre, essayez d'être le plus dans l'instant. Essayez d'être le plus authentique avec vous-même et aussi avec les autres. Essayez d'être humble, dans l'humilité, dans la simplicité. Cela est extrêmement important. Vous devez rester dans cette fluidité. Voilà ce que l'on peut dire en schématisant, rien de plus.

Maintenant, si vous le voulez bien je vais vous apporter toute ma bénédiction et comme il est convenu, tout mon amour. Et nous allons remonter dans nos plans d'évolutions respectifs. Je vous salue et je vous transmets encore toute cette Lumière authentique de l'ordre de Melchizedek. Soyez bénis et à bientôt chers amis.

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