Autres Dimensions

Sois qui tu es

BIDI

3 novembre 2012

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Eh bien, BIDI est avec vous et je vous salue. Nous allons donc aborder nos ultimes échanges et entretiens qui se termineront, si vous le voulez bien, par ma conclusion, concernant ce à quoi nous avons abouti. Mais pour l'instant je vous écoute.

Question : Être une conscience sans corps, comme un point dans l'Univers, est-ce ce vers quoi l'on tend ?
Dès l'instant où tu définis un objectif ou une expérience passée, tu n'es plus ce que tu Es. Tu n'as pas à « tendre vers » parce que « tendre vers » c'est déjà mettre une distance, par rapport à l'expérience, ou par rapport à un souhait, ou par rapport à une réalité. Bien sûr qu'il existe, au sein de la conscience, la possibilité de se vivre sans forme. Mais la conscience, comme tu le dis, est toujours là : cela s'appelle l'Infinie Présence ou Ultime Présence. Mais ne fais pas de ce qui a été vécu, voilà un temps, un objectif : en créant un objectif, tu crées une séparation. Saisis bien que seul le point de vue de la personnalité te limite et t'enferme, et te fait considérer ce qui a été vécu comme un objectif. Tant que tu définiras un objectif (par rapport à une expérience, soit-elle la plus importante), tu n'es pas dans l'Instant Présent et tu n'es pas ce que tu Es. Tu as laissé le relais se prendre par la personnalité. Dès l'instant où une expérience apparaît à la conscience (quelle que soit cette conscience), celle-ci va s'en emparer. C'est pour cela qu'Être Absolu met fin à toute expérience. Ce qui ne veut pas dire que l'expérience n'est plus possible mais elle n'a plus lieu d'être, dès l'instant où tu es devenu, réellement, ce que tu Es, de toute Éternité. Le regard a changé définitivement. Tant qu'il existe, dans la conscience, le sentiment d'une mémoire, d'une expérience (même la plus extraordinaire qui soit), tu vis dans le passé. Parce qu'il y a un conditionnement qui vient de ses propres expériences et qui vient altérer, réellement, la possibilité d'Être ce que tu Es. Aucune expérience ne se résume à un passé ou à un futur. Même l'expérience de l'Unité, ou la Conscience Turiya, ne doit pas être un souvenir mais doit tendre à devenir la Permanence de ce que tu Es. Et après, Turiya doit être vu d'un autre point de vue, et cela Est Absolu. Définir un objectif, une finalité, un but, relèvera, toujours, de la personne. Ce que tu Es, n'est pas un objectif. Ce que tu Es, n'a pas besoin d'être décrit, ni mis en image, ni remémoré. Sinon, ce n'est pas ce que tu Es.

Question : vous n'interviendrez plus, désormais, parce que nous avons tous les éléments pour pouvoir continuer à travailler ou parce que nous sommes arrivés au temps Ultime ?
Pourquoi limiter à ces deux propositions qui ne font que confirmer que tu cherches une réponse par rapport à une fin et rien de plus ? Permets-moi de répondre à ta question (et tu saisiras le sens du pourquoi je suis venu et parti) lors de ma conclusion. L'intervalle de ma venue s'est superposé, à quelque chose près, à la Libération de la Terre. C'est à dire, justement, à la possibilité de redevenir ce que vous Êtes et de ne plus être dans l'oubli, parce que les conditions étaient propices. Mais cela n'est pas le seul but ou la seule indication. Mais j'y reviendrai après.

Question : Qu'est-ce qui peut choisir l'Absolu ou non ?
Mais en quoi l'Absolu serait une question de choix puisque, je le répète, c'est ce que tu Es ? Seul le point de vue de la personnalité ne peut que tourner en rond, par rapport à cela, et te faire croire qu'il y a un choix. Ce n'est pas un choix puisque c'est ce que tu as toujours été. Seul l'attachement à ta personne, seul l'attachement à ce qui se déroule et qui t'hypnotise, t'empêche de le voir. Donc, ce n'est pas un choix, si ce n'est le choix de le voir ou de ne pas le voir, mais cela ne change rien à la réalité de ce qui Est. Tant que la conscience est inscrite dans une personne, sans aucune réminiscence de ce que tu Es, elle est tributaire des circonstances de la personne, même au niveau d'une recherche de connaissance de soi, comme spirituelle. C'est un leurre, une illusion et une escroquerie. Parce que, rends-toi compte : quels que soient vos âges, depuis le temps où vous cherchez, qu'avez-vous trouvé ? La personne te fera toujours tourner en rond, en te faisant croire que tu vas en ligne droite mais il n'y a pas à se déplacer, ni en rond, ni en ligne droite. Ce que tu Es, l'Est, de toute Éternité. Seule la conscience de la personne te fait croire qu'il y a un choix ou un but. J'ai toujours dit que l'Absolu ne pouvait, en aucun cas, être un but. Comment est-ce que ce que tu Es, pourrait être distant de ce que tu Es ? Seule la personne le croit. La dynamique de la conscience, rappelez-vous, sera toujours l'expérience, quelle que soit l'expérience. Elle se sert d'ailleurs de cela : vous faire croire que l'expérience prendra, un jour, fin, pour vous faire, toujours, tourner en rond. La seule façon de s'en sortir, c'est de se rappeler ce que vous étiez avant d'être une personne. Se rappeler toutes les personnes que vous avez été, ne sert à rien. Il n'y a rien à déplacer, sauf le regard. Quand vous saisirez cela, vous serez Absolu, sans aucun doute possible, sans aucune interrogation, sans aucun questionnement, dans la félicité la plus Absolue qui soit. Mais rendez-vous compte : la personne ne peut jamais être dans la félicité. Quels que soient les plaisirs, recherchés ou trouvés, cela ne dure jamais. Et vous le savez. Et vous persistez à chercher dans le champ du connu de votre conscience.

Question : À quoi aura servi notre passage en incarnation ?
Mais il n'y a aucun passage en incarnation. C'est la personne qui croit ça. Tant que tu crois que tu t'es incarné et donc, qu'un jour, ce sac va disparaître (ce sac de nourriture), tu deviendras sac de viande pour les vers. Quand tu saisiras cela, tu auras fait un grand pas vers l'immobilité. Le principe de l'évolution, de l'amélioration, ne tient pas, puisque l'Esprit est parfait, de toute Éternité. LA SOURCE est parfaite, de toute Éternité, et l'Absolu ne connaît pas le temps. Tu t'inscris, délibérément, dans quelque chose qui est faux, en espérant que ton incarnation t'ait permis de bonifier quelque chose. Mais quoi ? Comment est-ce que ce qui est parfait, pourrait être plus que parfait ? De ton point de vue, l'incarnation sert à t'améliorer. De mon point de vue, l'incarnation est une escroquerie. Nous vous avons dit que les lois de ce monde, ne sont pas les lois des Univers. Pourquoi voulez-vous transposer ce que votre conscience vit, ici, ailleurs qu'ici ? Qu'en savez-vous ? Rien. Seul celui qui a cette connaissance considère que les connaissances de ce monde ne sont qu'ignorance. Quand tu acceptes cela, tu découvres, réellement, ce que tu Es. C'est le regard faussé qui te fait croire qu'il y a quelque chose à améliorer. C'est un point de vue. Ce n'est pas la Vérité. Ou, si tu préfères, c'est une vérité (partielle ou relative) qui ne concerne qu'un tout petit côté de ce qui Est la Réalité. Comment est-ce que, si ce monde est illusion, considérer que ta présence, au sein de l'illusion, peut modifier quoi que ce soit à ce que tu Es ? La seule chose qui se modifiera sont les lois du karma et les lois de la personne mais, en aucun cas, ce que tu Es. Maintenant, tu es libre de croire cela, pour l'Éternité si tu veux. Définis tes objectifs. Tant que ton objectif est une bonification ou une amélioration, tu ne pourras jamais retrouver ce que tu Es. Tant que tu crois au karma, tu seras soumis au karma. Tout ce à quoi tu crois se réalise, mais aucune croyance ne Réalise ce que tu Es.

Question : L'a-conscience, en Absolu, peut être considérée comme collective ?
Il n'y a ni collectivité, ni Unité, ni individualité. Tu cherches à définir ce qui ne peut être défini. Tu es prisonnier d'un théâtre. Tu ne peux réaliser que tu es dans un théâtre tant que tu ne l'as pas vu. Le problème de ce théâtre, c'est qu'il ne se termine jamais. Il y a un principe. Comme si vous étiez subjugué, attiré, par quelque chose que l'on vous fait miroiter mais que vous n'attrapez jamais, et pour cause. Regardez votre vie : vous avez amélioré, peut être, la personnalité, vos perceptions, vos conceptions du monde mais est-ce que vous en êtes sorti ? Jamais. Celui qui en sort, sait où est la Vérité. Non pas en sortir, en s'échappant, mais en voyant, clairement, les choses. Tant qu'il y a des croyances, elles te figent et elles te bloquent dans un mouvement, linéaire ou rond, dont tu ne peux sortir. Celui qui croit qu'il n'existe rien après la mort de ce sac, va se trouver confronté à une autre réalité. Au sein de cette réalité, plus légère, il y a une impression de lumière, d'amour, de présence : mais ça aussi, c'est un leurre. C'est pour cela que, Être Absolu, c'est laisser disparaître, d'elles-mêmes, l'ensemble des croyances et, surtout, celles concernant ce que vous nommez le spirituel. Vous n'avez aucun moyen (et il n'y en aura jamais aucun) qui vous donnera accès à une connaissance au-delà des Voiles de l'astral parce qu'il n'existe aucune connaissance de cela. Ce n'est qu'au moment où l'ensemble des connaissances (de ce monde, de l'énergie, de la spiritualité) disparaissent, que tu es, réellement, ce que tu Es. Pas avant.

Question : donc les personnes qui ne croient en rien, ni pendant la vie, ni après la vie ...
Mais cela ne change rien. Celui qui ne croit pas à ce qu'il ne voit pas, sera confronté, lorsque le sac de nourriture disparaîtra, à ce qui sera donné à voir et à percevoir, selon ses sens. Là aussi, il y a nombre d'illusions. Le fait de croire ou de ne pas croire, ne change rien. La distance entre celui qui croit le karma, et l'Absolu, comme la distance entre celui qui ne croit en rien, et l'Absolu, est exactement la même. Seul celui qui ne croit en rien, ou qui est capable de s'installer dans l'Instant Présent, est susceptible de trouver ce qu'il Est. Mais, encore une fois, passer d'une conscience, quelle qu'elle soit, à une a-conscience, est impossible. Il n'y a que l'extinction de la conscience, elle-même, qui peut le faire. Or, la conscience s'observe, en permanence. Quoi que vous observiez : le monde, votre personne, le décor de théâtre ou le théâtre, vous n'êtes pas sortis du théâtre. C'est aussi simple que cela. Quand il y a une démarche ou une recherche spirituelle, d'emblée, il y a considération d'un but ou d'un objectif : concevoir un but ou un objectif, est l'obstacle le plus important à l'Absolu. C'est comme l'exemple de l'oignon : vous explorez une couche de l'oignon. Seules les couches adjacentes sont connaissables. Mais connaître une couche de l'oignon et les couches adjacentes ne suffira jamais à être un oignon. Celui qui est installé sur une couche, et qui se définit sur cette couche, ne peut, aucunement, voir la globalité. La conscience a toujours été définie, dans la société comme dans la spiritualité, soit comme un moteur, soit comme l'élément d'action le plus important, dans toute quête (morale, sociale ou spirituelle). Mais il ne peut y avoir de quête. Seul le point de vue de la conscience vous le fait croire, en vous figeant dans une identité, dans une succession d'identités, et dans le leurre de quelque chose à améliorer.

Question : tout à l'heure, vous avez laissé entendre qu'il y aurait une persistance d'un monde astral pour les âmes décédées. Or, j'avais cru comprendre que le plan astral serait dissous.
Je n'ai rien laissé entendre. C'est toi qui le supposes. Je parle des conditions ordinaires, habituelles. Quand le sac de nourriture devient un sac de viande, que se passe-t-il, pour la conscience ? Ce que j'ai dit ne s'inscrit dans aucune perspective de modification, même si celle-ci existe. Mais vous comprendrez beaucoup mieux quand j'exprimerai, en fin, le sens et la conclusion de mes interventions. Je peux déjà vous en donner un exemple, à travers de ce qui vous est connu : il existe, chez tous les peuples, des livres d'accompagnement, pour ceux qui passent de l'autre côté. Encore faut-il les connaître. C'est pour cela que la lecture en était faite, traditionnellement, à ceux qui partaient, leur permettant d'affronter une autre couche de l'oignon. Vous en déduisez déjà, en partie, ma conclusion. Mais j'y reviendrai après.

Question : les livres qui nous parlent de la vie après la mort ne servent donc à rien ?
Mais la vie après la mort n'est pas la Vie. C'est un autre enfermement qui existait. Cela, il me semblait que la plupart des Anciens vous l'avait expliqué. Si vous faites de l'après-vie, la Vraie Vie, vous êtes, à nouveau, dans une croyance, qui est issue, soit de vos propres expériences de survie, soit, justement, de ce sur quoi vous vous êtes documentés. Et là, s'inscrit, à la perfection, ce pourquoi je suis intervenu. Rendez-vous compte : vous avez remplacé les religions (de par l'ouverture qui s'est produite, depuis plus d'un siècle) par la croyance en une survie, avec d'innombrables témoignages et d'innombrables documentations. Mais qui vous prouve que c'est vrai ? Qui vous dit la Vérité ? Bien sûr qu'il existe un monde plus léger, moins dense, moins lourd, avec des règles, avec des lumières. Mais ceci est profondément délimité, et je dirais, même, conditionné par vos croyances, ici-même. Et c'est bien pour ça qu'il faut vous affranchir de toutes les croyances. Mais attention, je ne vous ai jamais demandé de me croire. Vous seriez dans l'erreur. Mais, par contre, ce que j'ai dit (que vous avez lu ou écouté), c'est que cela, pour vous, représente une chance ou une malchance, ne changera rien. C'est-à-dire que, le moment venu, que vous ayez compris, que vous ayez accepté la possibilité que ceci soit la stricte Vérité, ou que vous n'ayez rien compris à ce que j'ai dit, à ce que vous avez lu, tout ceci restera gravé, en vous, le moment venu. Toute la différence est là. Et c'est ma conclusion : celui qui quitte ce monde sera confronté, bien sûr, à une nouvelle réalité. Celui qui réfute cette nouvelle réalité, comme étant simplement une autre couche de l'oignon et non une finalité, vérifiera, par lui-même, ce qu'il Est. Mais celui qui n'a même pas l'occasion, dans sa conscience, de mettre en doute ce qui est vu, ce qui est perçu, sera tributaire de ce qui est vu et de ce qui est perçu. Donc, que vous m'ayez compris ou rejeté, n'a aucune espèce d'importance. Certains, parmi vous, sont devenus, d'emblée, Absolus. D'autres s'érigent en opposition, par la raison et par les croyances. Peu importe. Vous verrez bien, le moment venu. Je vous rappelle que vous n'emportez strictement rien quand ce sac de nourriture disparaît. Seule la conscience croit s'emporter, elle-même, avec ses souvenirs. Mais alors, expliquez-moi pourquoi vous n'avez pas le souvenir de l'ensemble de vos vies passées ? Pourquoi est-ce que cela disparaît ? Alors, on vous fait croire qu'il faut être spirituel et que la mémoire des vies passées va revenir. Où est la continuité ? Si ce n'est à travers la loi d'action / réaction qui a permis l'enfermement de ce monde. Tout cela n'est pas vrai, sauf quand vous y croyez. Nos entretiens et entre-nous n'ont jamais été l'occasion de vous faire adhérer à quoi que ce soit, mais simplement, pour ceux qui n'ont pas réalisé ce qu'ils Sont, au moment venu, le simple fait d'avoir, à la conscience, le souvenir de certains de ces mots, vous permettra, à ce moment-là, de ne pas être leurré par vos croyances et vos suppositions. Rappelez-vous : la conscience de la personne est séparée et divisée, elle est tributaire d'une histoire. La conscience de Soi (ou l'Unité, ou l'un des Samadhi) vous met face à la persistance d'une forme, et le vécu qu'il n'existe aucune séparation entre toutes les formes et toutes les consciences. Certes, il est beaucoup plus séduisant et agréable que ce sac soit dans la joie, mais ça ne changera rien à la destinée du sac. Et je parle du sac de nourriture, comme du sac mental. Par contre, avoir entendu quelque chose que vous avez réalisé, vous-même, là, c'est facile. Ou alors, à laquelle vous vous êtes opposé, intérieurement, par impossibilité de le vivre, vous mettra, justement, face à cette possibilité, beaucoup plus facilement, le moment venu. Donc, ce n'est pas un problème de croyance mais, bien plus, d'imprégnation des couches périphériques de la conscience. J'avais expliqué tout cela par rapport à l'action de ma voix sur le chakra laryngé.

Question : la disparition de l'astral peut aider à dissoudre les croyances et faire en sorte qu'il n'y en ait pas d'autres qui s'enregistrent ?
Les croyances ne viennent pas de l'astral : elles viennent du mental. Structurer une idée, structurer une pensée (adaptée à ce monde, fournissant du sens à ce monde), a toutes les raisons de se réaliser. La disparition de ces égrégores vous a été expliquée. L'astral, quant à lui, est lié à la vision. C'est pour ça que j'ai pris l'exemple du théâtre. Dès l'instant où vous n'êtes plus assujettis à la vision (celle de ce monde, comme celle de l'autre côté, au niveau astral), alors, vous êtes Libres. Pas avant. Parce que la vision physique, la vision astrale, même la vision éthérique, vous renvoient à la distinction de formes. La vraie vision (celle que j'ai appelée « le point de vue ») est totalement différente. Elle n'est pas un « voir », au sens où vous le concevez, au sens où vous le réalisez. Ce « voir » est indépendant du regard, et indépendant des yeux et donc, indépendant de la conscience ou des organes des sens qui, je vous le rappelle, n'existent plus de l'autre côté. Et pourtant, ceux qui sont de l'autre côté voient, sans yeux. Qu'est-ce qui voit ? Posez-vous la question.

Question : La conscience, dans l'Absolu, est donc partout, nulle part et illimitée ?
Oui. Mais n'oublie pas que dire « partout et nulle part », c'est déjà se localiser. Cela traduit la vision de ton cerveau parce que, pour le cerveau, il faut être quelque part, repéré dans l'espace et dans le temps. C'est, d'ailleurs, l'une des caractéristiques de la conscience, quels que soient ces temps, quels que soient ces espaces. L'Absolu n'est pas concerné ni par le temps, ni par l'espace. Donc, il n'est ni nulle part, ni partout. Je dirais mieux : in-délimité ou indéfini, parce que si tu proposes que c'est illimité, déjà, tu conçois qu'il y a une limite possible (possiblement, une limite) et cela te renvoie à ta façon d'appréhender, avec ta conscience, les choses. Rappelle-toi ce que j'ai répété, sans arrêt : celui qui est Absolu, le sait. C'est une évidence. Pour celui qui est engoncé dans sa couche d'oignon ou qui est subjugué par le spectacle, pour lui, cela n'existe pas. Mais, bien évidemment, si ça existait, il n'y aurait plus de question, plus de spectacle, plus de spectateurs et plus de théâtre. C'est l'exercice de la conscience elle-même qui est responsable de la limitation. Donc apposer le terme « illimité » ne suffit pas. L'infini n'est ne peut être conçu qu'à travers la notion de limite, par rapport à une notion de fini. Le terme exact, au sein de la conscience (qui va la troubler, au maximum), c'est l'indéfini ou, si tu préfères, le non délimité, qui n'est pas l'illimité : on ne définit pas l'Absolu par le contraire.

Question : à quoi servent tous les protocoles que nous faisons ?
À occuper la conscience, à la faire se diriger, justement, sur quelque chose qui est moins limité, à vivre le Soi, à s'approcher de l'infinie Présence, à vivre et amplifier ce qui est vivable, en ce moment. Mais l'Absolu n'est pas concerné par ça. Simplement, il existe des strates de la conscience plus accessibles (si je peux dire), même s'il n'y a pas de Passage pour l'Absolu. C'est le cas de celui qui n'est plus subjugué par la scène de théâtre, qui s'aperçoit qu'il y a un spectateur qui est l'observateur et que derrière (mais c'est pas le mot exact) l'observateur, il y a autre chose : c'est ce que tu Es. Être ce que tu Es ne dépend de rien. Ni d'une évolution, ni d'un protocole, ni d'une pensée, ni d'une idée, ni même d'un corps, ni même d'un monde. C'est ici qu'il y a la Demeure de Paix Suprême. Quelle question peut apparaître pour celui qui est immergé dans cette Béatitude ? Aucune. La vie se continue normalement, la personne s'occupe de ce qu'il y a à faire, mais tu n'es pas cette personne. Celui qui est Absolu le sait et le vit. .

Question : existe-t-il un recyclage des consciences pour qu'elles puissent devenir Absolues ?
Mais aucun recyclage des consciences ne peut te faire devenir Absolu. C'est impossible. Il n'y a rien à recycler. Il n'y a rien à transformer. Il n'y a rien à changer : il y a juste à changer de point de vue. Oublie-toi toi-même. Prends conscience, d'abord, de l'observateur, du Soi et puis, après, abandonne l'observateur et le Soi. Et tu seras encore là, sans ce corps, sans cette conscience, sans cette vie, et sans ce monde. Là est la Demeure de Paix Suprême. Le problème, c'est que vous analysez mes mots, bien sûr, avec la conscience. Mais rappelez-vous que mes mots (même s'ils vous mettent en réaction, même s'ils vous mettent dans la colère ou l'incompréhension), ces mots-là et leur Vibration, ressortiront, le moment venu, pour votre conscience. J'ai même déjà dit que moins vous comprenez, plus vous gagnez du temps, et plus vous vous arrangez, même sans le savoir, pour laisser la a-conscience effleurer.

Nous n'avons plus de questionnement, nous vous remercions.
Alors, BIDI ne peut que vous répétez sa conclusion qu'il vous a déjà donnée : ne vous posez pas la question de savoir si ce que j'ai dit est vrai ou faux parce qu'en aucun cas cela concerne votre conscience. Rappelez-vous qu'il n'y a strictement rien à comprendre et que moins vous comprenez, plus la conscience se relâche. Et plus la conscience se relâche, plus il y a la faculté de faire apparaître l'observateur et surtout de voir qui se tient derrière l'observateur : ce que vous Êtes, sans forme, sans attribution, sans but, sans objectif, mais la Demeure de Paix Suprême. Que voulez-vous être de plus, tout en sachant que vous pouvez être quelque forme et quelque conscience que ce soit, dans quelque monde que ce soit, excepté là où vous Êtes. Gardez simplement, dans votre conscience (si vous n'êtes pas Absolu), qu'en définitive, vous l'Êtes. N'y apportez le poids d'aucune croyance ou d'aucune certitude, et vous verrez, par vous-mêmes, qu'à un moment donné, à la fin de ce sac, cela vous reviendra. Regardez, surtout dans vos pays occidentaux : la seule façon que vous aviez, c'était de suivre des règles, des lois ou des croyances, spirituelles ou sociales. On vous parlait alors de paradis, d'enfer, et donc d'une continuation de la conscience : c'est exactement ce qu'il se passe. Mais est-ce que la continuation de la conscience est suffisante ? Est-ce que vous vous contentez de cela ? En définitive, quel est le but de la conscience ? A-t-elle une finalité ? A-t-elle une origine et une fin ? À part en allant le vérifier par vous-mêmes, vous n'avez aucun moyen de le savoir. Vous ne pouvez que le croire, le supposer ou le comparer à ce que vous vivez, en conscience, dans le monde où vous Êtes. Or, aucun élément de ce monde, aucun élément de vos intuitions, aucun élément de vos perceptions ou de vos Vibrations, ne vous permettra d'être Absolu. Or, c'est ce que vous Êtes, depuis toujours, avant même que la conscience n'existe. Ne vous posez pas la question d'élucider ce que je vous ai dit parce que : soit vous le vivez, soit vous ne le vivez pas. Simplement : comme la conscience est liée à la mémoire (quelle qu'elle soit, que ça soit l'expérience dans votre vie, ici, ou une autre mémoire que vous nommez akashique, peu importe), le moment venu, cela vous reviendra. Mais tant qu'il n'existait pas de témoignage vous posant la question de l'Absolu, ou affirmant l'Absolu, en quoi cela vous concernait-il ? Excepté dans certaines traditions, certaines branches de certains mouvements et certains êtres qui y ont eu accès, que reste-t-il ? Les témoignages de l'Absolu, par ceux qui le sont (parce que le regard a changé, le point de vue a changé), ne sont pas là pour vous prouver quoi que ce soit, ni vous démontrer quoi que ce soit. Mais, simplement, pour laisser la trace que je vous ai expliquée. Cette trace se suffit à elle-même parce qu'à un moment donné, la conscience (face à du nouveau, face à un changement de cadre ou de limite) se posera la question de l'in-délimité, de l'indéfini. Simplement parce que ces mots ont été prononcés. Voilà donc le sens et le but de nos entretiens. Ça n'a jamais été de nourrir le mental. Le principe de l'enquête et de la réfutation (que je vous ai donné, au début) vous a simplement permis de réaliser, concrètement, de toucher du doigt et de l'esprit, ce qui est éphémère et qui concerne l'intégralité de ce monde. C'est cela qui est important. C'est cela qui reviendra, le moment venu. C'est pour ça, aussi, que j'ai insisté sur le fait de ne jamais considérer l'Absolu comme un but ou une finalité : ce qu'il n'est pas. Ce sont donc (en quelque sorte) des contre-définitions qui, par l'absurde, feront, dans un premier temps, en incarnation, déraper, en quelque sorte, le mental et, de l'autre côté (quand le sac ne sera plus), de déclencher le stimuli nécessaire de la conscience.Alors BIDI va vous saluer. Je dirais, de mon point de vue : ...

(ndr : suivent environ 2 minutes de silence).

Et BIDI vous salue. Au revoir.

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