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MA ANANDA MOYI

21 juillet 2012

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Je suis MA ANANDA MOYI, Frères et Sœurs incarnés, je vous donne mes bénédictions. Je vais parler librement, selon ce que je vécu, en étant incarnée, et tenter de vous faire vivre, et au-delà de cela, faire résonner, en vous, l'Amour, la grâce et la Vie. La Vie, où qu'elle soit, est Amour. Il ne pourrait exister la moindre vie sans Amour, et pourtant, à la surface de cette Terre, ce qui est donné à voir est tout sauf l'Amour, tout du moins dans une apparence. Beaucoup d'éléments entre Frères et Sœurs, entre nations, entre groupes ne semblent pas, à première vue, exprimer l'amour. Et pourtant, ici comme ailleurs, nous sommes Amour. Alors comment tenter de comprendre, de saisir, comment ce qui est observé ne reflète pas et n'exprime pas la Vie et l'Amour. La guerre, quelle qu'elle soit, entre deux êtres, deux nations ou deux groupes, vise, a priori, à détruire la vie, à la nier. Et pourtant, cela ne change strictement rien à ce que nous sommes : Amour. La vie, ni ne commence, ni ne s'arrête à la mort. La vie est partout. Elle est, à la fois, l'expression même, de la conscience, de la non-conscience et la rencontre de tout ce qui est possible comme interaction, comme échange, même si l'apparence en est l'opposé.

L'être humain en incarnation passe sa vie à chercher l'Amour, et ce qui a trait à l'Amour, que cela soit à travers des religions, à travers un travail. Il est très rare de trouver un être humain qui, dans aucun des secteurs habituels de la vie sur cette Terre, n'éprouve pas l'Amour. Et pourtant, ce qui peut paraître à l'opposé de l'Amour n'est qu'en réalité le manque d'Amour et donc la recherche de cet Amour, dont nous sommes tous privés, dans une certaine mesure, tout en étant vivants. Alors bien sûr, il existe autant de variétés d'Amour que d'humains. Il existe, d'ailleurs, et nous le savons tous, quand nous sommes dans cette chair, une palette infinie d'amour. Nous vous avons donné, depuis des années, une autre idée, une autre conception, et une autre Vibration de l'Amour. Cette Amour, qui est nommé, souvent, inconditionnel, mais qui est bien plus que cela, qui est, comme je le disais, la Vie elle-même. Tous les comportements (qui sont manifestés par nos Frères et nos Sœurs, par des groupes, par des nations) qui semblent apparaître comme contraires à l'Amour, ne sont que le reflet de la peur. Cette peur n'est, elle-même, que le reflet de certaines manifestations liées au vide, à l'absence, au besoin de se prémunir et au besoin de ne pas souffrir.

Alors, comment expliquer que ce besoin de ne pas souffrir, le plus souvent, s'exprime, justement, par la souffrance ? Parce qu'il existe un cercle vicieux. Parce que l'Amour, quel qu'il soit, dans toutes ses déclinaisons, à la surface de ce monde, ne pourra jamais combler, de manière définitive ce que nous sommes : cet Amour, cette essence d'Amour et cette Vie. Est-ce à dire que cette vie est mal faite ? Non, aucune vie n'est mal faite. Il existe simplement des circonstances qui éloignent de l'Amour et qui ont, pour nom : peur, avidité, manque. Eux-mêmes résultant d'une incompréhension, d'une forme de coupure avec l'Amour que nous sommes, et bien au-delà de ce passage entre la vie et la mort, sur ce monde. Tout ce que l'être humain manifeste et exprime, depuis les sphères apparemment les plus arides (touchant à l'argent, à l'organisation de la vie) est aussi l'expression de ce manque d'Amour, est aussi l'expression de ce qui a été, réellement, amputé. Ce qui a été amputé, c'est la libre circulation de l'Amour, ce que nous appelons la Communion. L'impossibilité, pour des raisons diverses, de communier, va induire d'elle-même une peur. Qui ne se souvient pas d'avoir en face de lui quelqu'un qui est aimé, et qui pourtant, ne nous comprend pas, ne semble par répondre à notre attente, ne communie pas avec nous. Parce que, bien sûr, l'Amour ne sera jamais dans aucun mot, et je dirais même, dans un comportement, parce que l'Amour est notre nature. Il devrait, fort logiquement, exister et se manifester indépendamment de tout mot, de tout lien, de toute compréhension ou incompréhension par des mots ou des comportements. Et pourtant, nous savons, tous, que ce n'est pas souvent le cas parce que l'Amour est toujours cherché au travers d'un manque, au travers d'une peur, au travers d'une insuffisance. Parce que l'Amour, tel que nous le définissons, quand nous sommes incarnés, est, le plus souvent, la traduction d'un manque, la traduction d'une projection, comme si, l'essence que nous sommes n'était pas visible et nous faisait, sans exception, chercher à l'extérieur cet Amour. Quelle que soit la relation qui s'établit (qu'elle soit la plus amoureuse, la plus romantique, qu'elle soit la plus authentique), elle ne fait, en définitive, que traduire l'insuffisance et l'incomplétude, qui est présente en chacun de nous.

L'exemple de ma vie, et de tant d'autres, a montré que la source de l'Amour était, avant tout, dans le cœur, c'est-à-dire en soi-même. Et que l'on ne pouvait aimer que ce que l'on avait déjà trouvé, comme Amour, en soi. Et que l'amour que nous projetons n'est que le reflet de ce que, justement, nous n'avons pas trouvé. Et nous parlons, alors, de complémentarité, nous parlons alors, de satisfaction : cet amour-là est toujours conditionné et conditionnel, parce qu'il doit répondre à une attente, il doit répondre à une aspiration (trouvée en l'autre, en un art, en un groupe, dans une filiation, peu importe). Cette forme d'amour-là, sera toujours conditionnée, parce qu'elle ne peut s'établir dans la Communion. Et la Communion ne peut s'établir que dès l'instant où vous avez, vous-mêmes, trouvé, en votre Cœur, la nature de qui vous Êtes. Non pas à travers une histoire, non pas à travers des liens, mais, bien plus, avec la reconnaissance de votre propre Cœur, de notre propre Essence. Dès l'instant où vous vous êtes trouvés, l'Amour s'écoule et coule de vous-mêmes, vous donnant à vivre des rapports bien plus profonds, et bien différents de ceux qui sont donnés à vivre dans le manque, de toute relation humaine ou de toute relation avec un sujet de passion ou un objet, qui n'est pas en accord avec cet amour vécu dans le cœur. Dès l'instant où un être humain, un Frère, une Sœur, se trouve, il rayonne, manifestement, cet Amour, sans avoir besoin de rechercher un autre amour. Et la magie fait qu'à ce moment-là, l'Amour s'écoule de lui, de même qu'il s'écoule de celui qui est en face de lui, et qui n'a lui, non plus, aucun manque. Ce que je veux dire par là, c'est que si l'essence de l'Amour était présente, en chacun de nous, en incarnation, il n'y aurait plus aucun problème de relation, aucun problème de guerre, de compétition, de prédation ou d'incompréhension. C'est le manque et la peur qui créent toutes les disharmonies, toutes les guerres.

Il a été dit, dans de nombreux textes, : «tu aimeras ton prochain comme toi-même». Et si vous regardez objectivement, vous constaterez que vous ne pouvez donner que ce que vous avez trouvé en vous. Quel que soit l'habillage que vous lui donnez, quelle que soit l'expression que vous lui donnez, vous ne pouvez donner que ce que vous êtes. Vous ne pouvez pas donner ce que vous n'êtes pas, cela est impossible. Et c'est de ce manque, de cette incomplétude, qui est présente en vous, que découlent toutes les démarches amoureuses, sans exception. Dès l'instant où vous êtes remplis de l'Amour de vous-mêmes, et non pas dans cette personne, mais dans le sens le plus authentique, il ne peut exister la moindre projection d'attente, la moindre projection de manque, la moindre interrogation. Parce que vous avez, en quelque sorte, remplacé la relation, par la Communion. Et cette Communion n'a que faire, en définitive, des manques de l'autre, qu'ils soient apparents ou cachés, parce que ce qui émane de vous, à ce moment-là, ne peut, en aucun cas, être altéré par une relation, quelle qu'elle soit (de dépendance, de filiation, ou même dans l'amour le plus équilibré). Tant que vous ne vous êtes pas trouvés vous-mêmes dans votre nature d'Amour, vous ne ferez que reproduire des situations de manque qui, inexorablement, se traduiront par des déséquilibres parce qu'ils sont préexistants du fait même du manque.

Certains de vos proverbes, en Occident, disent : « charité bien ordonnée, commence par soi-même ». Comment pouvez-vous espérer trouver, ailleurs qu'en vous-mêmes, quelque chose qui vous satisfasse, tant que vous n'avez pas réalisé ce que vous Êtes, et que l'ensemble de tous les autres Frères et Sœurs, situations, est déjà en vous ? Il est impossible de trouver un contentement : tout au plus ira-t-il d'un moment donné de votre vie jusqu'à la fin de votre vie. Et vous semblez éternels, mais vous savez que cet amour-là n'est jamais éternel, parce qu'il se dissout dès la mort. Et là, se produit, à nouveau, le manque, l'insuffisance, le sentiment de perte, le sentiment d'abandon et d'avoir perdu quelque chose d'essentiel. Cela est profondément différent si vous êtes, vous-mêmes, la nature-même de l'Amour. Si vous vous êtes trouvés, jamais il ne pourra exister, à travers une disparition, quelle qu'elle soit, un sentiment de manque. L'Amour est donc, au sens le plus humain, la traduction d'un manque, la traduction d'une peur, d'une insuffisance. Quand l'Amour le plus authentique est là, il se suffit à lui-même. Ce n'est pas pour ça qu'il s'enferme, bien au contraire, c'est justement à ce moment-là qu'il est libéré et qu'il peut effectivement émaner de l'Être vers tout Être. Et cet Amour est appelé inconditionnel. Il ne fait que traduire la réalité de l'Amour, qui est au-delà de toute relation, mais qui s'établit (comme vous le vivez, peut-être, maintenant) au sein des diverses Communions que nous vivons avec vous, que vous vivez entre vous, et qui se passe de mots, qui se passe de manques, parce qu'il y a une complétude possible, et présente, de chaque côté.

L'Amour est le moteur de la vie, il en est l'agencement, il en est, à la fois, la justification, le prétexte et le fondement. Alors l'humain cherche (souvent, en l'autre, ou ailleurs, dans d'autres Dimensions) l'Amour qu'il est lui-même. Comme vous le savez, il y a une forme de restriction à l'Amour, le simple fait de perdre la conscience entre la vie et la mort, et la mort et la vie, ne permet pas de retrouver une continuité. Il n'y d'ailleurs pas de continuité de personne : tout au plus existe-t-il une continuité à travers ce qui a été nommé le Karma. Et pourtant, tous les êtres qui ont échappé à ce corps, pour une raison ou pour une autre, ont réellement conscientisé la nature de ce qu'ils sont. Même sans aller très loin, hors de ce corps, même sans aller très loin, hors de cette Dimension, l'Amour est omniprésent. C'est comme si, au sein de ce monde, la chair était un amortisseur, un freineur qui a empêché de vivre la réalité de l'Amour, tel que certaines expériences peuvent les donner, les procurer. Même au sein de la chair, il y a toujours la notion de rechercher un complément, et nous savons tous que ce complément, qui est trouvé, ne dure que quelques instants. Parce que s'il durait éternellement, il n'aurait aucun besoin de se reproduire dans la chair, il serait présent en tout temps.

Alors, bien évidemment, qu'est ce qui fait que l'humanité, dans cette chair, soit toujours dans ce manque, dans cette peur ? C'est, bien évidemment, la difficulté à s'aimer soi-même, mais non pas s'aimer en tant que personne, s'aimer en tant que Principe de Vie. Or, ce Principe de Vie a justement été, quelque part, altéré, puisque, le plus souvent, aucun être humain, sauf exception, jusqu'à présent, n'avait la possibilité de vivre cette nature d'Amour. Alors, bien évidemment, au travers de ce manque, de cette insuffisance, toutes les relations (quelle qu'elles soient) ne feront que traduire une idéalisation, ou une projection de manque qui a besoin d'être comblé. Mais nous avons tous beaucoup de difficulté à le trouver en l'autre, quelle que soit la relation. Tant que nous restons au niveau d'une relation de manque, jamais ce manque ne sera comblé. Alors bien sûr, il existe des amours tellement forts, que quand vous donnez tout votre amour, quand vous vous projetez totalement dans ce que vous donnez à l'autre, il peut vous sembler être rempli de quelque chose qui vient mettre fin à tout manque. Cet amour-là, quel que soit son aspect, ne pourra jamais durer au-delà d'un certain temps, parce qu'effectivement, il existe un épuisement de cette projection. Personne ne peut être, en permanence, dans cette projection, sans s'épuiser. Personne ne peut être, en permanence, dans ce don d'Amour, sans s'épuiser lui-même.

Et puis, vous avez l'exemple de personnes qui ont été capables de donner et d'être cet Amour, en permanence, et souvent ce qu'ils ont dit, c'est qu'ils étaient alimentés par un Amour qui venait d'ailleurs, mais d'ailleurs que leur cœur, mais simplement que leur cœur était rempli d'Amour, sans qu'il y ait besoin de justification, sans qu'il y ait besoin de liens, sans qu'il y ait besoin de traduire une quelconque souffrance ou un quelconque manque. Cela était profondément vrai pour nombres de mystiques, dans leur forme d'adoration à la Lumière ou à un personnage ayant vécu cet Amour, l'ayant manifesté. À ce moment-là, pour ces êtres là, l'Amour n'avait pas besoin d'être projeté parce qu'il émanait spontanément d'eux-mêmes, au-delà de toute volonté et au-delà même de la notion de faire le bien, parce qu'ils étaient le Bien, et parce que ce qui rayonnait d'eux n'avait pas besoin, en quelque sorte, de se justifier, de se montrer ou de se démontrer. Alors, bien sûr, dans l'état de ce monde dans lequel vous vivez, et peut-être avec ce que vous avez vécu, les choses sont profondément différentes. Parce que l'Amour inconditionnel, l'Amour Vibral, vous a, en quelque sorte, permis de reconnecter la nature profonde de la Vie, et aujourd'hui peut-être, vous en vivez les états de grâce, plus ou moins intenses, plus ou moins prononcés, plus ou moins évidents.

Dès l'instant où vous avez trouvé, sans avoir cherché, dès l'instant où, vous reconnaissez ce que vous Êtes, l'Amour est là. Il n'y a aucune altération de ce monde qui tienne. Il n'y a aucune limitation de ce monde qui puisse vous empêcher de trouver ce que vous Êtes, quelles que soient les circonstances, même les plus pénibles, d'une vie humaine. Et d'ailleurs, nous savons tous que c'est dans les moments les plus difficiles, dans les moments de grande souffrance, dans les moments de grande perte, qu'un être humain est capable, le plus souvent, de manifester ce qu'il Est, au delà de tout artifice. Parce que, dans ces moments-là, les mécanismes de projection sont annihilés. Parce qu'à ce moment-là, tous les rêves (tout ce qui avait été bâti pour une raison importante) semblent dévastés et détruits. Et c'est pourtant dans ces moments-là qu'éclot le véritable Amour, celui qui ne dépend d'aucune circonstance, ni extérieure, ni relationnelle.

Les Frères et les Sœurs qui ont vécu des expériences nommées « aux portes de la mort », ont ramené le souvenir de cet Amour qui se tient au-delà du visible, illustré par un grand Être, par un membre de la famille qui est parti, ou encore, par ce qui se tient derrière tout cela, c'est-à-dire le Soleil, la Lumière. Alors bien sûr, le souvenir de l'expérience en lui-même, fut-il le plus imposant, et le plus puissant n'est pas la cause du changement de ces gens, de ces Frères, de ces Sœurs qui ont vécu cela. Et pourtant, reste en eux, au delà du souvenir, cette émanation d'Amour si particulière, qui ne dépend d'aucun contexte, et surtout, d'aucun vide Intérieur, d'aucune souffrance, d'aucune peur, d'aucune perte, cela nous en avons tous connu autour de nous. Et puis, vous avez aussi des êtres qui, pour une raison ou pour une autre, se retrouvent à émaner cet Amour et à vivre ce qui est nommé des grâces, des extases, des Samadhi, qui ne dépendent d'aucune circonstance extérieure, et simplement d'une circonstance Intérieure. Ces Êtres là sont alors capables, sans le décider, sans le vouloir ou sans s'en détourner, d'émaner, en permanence, cette qualité particulière de Vie qui est l'Amour authentique, inconditionné et inconditionnel.

De plus en plus, aujourd'hui, des Frères et des Sœurs s'éveillent à cette Vérité et le vivent. Cela se fait à travers un certain nombre de balises, ces balises vous les connaissez : ce sont les Piliers, ce sont les Vibrations, ce sont ce qui se passe au niveau de ce qui est appelé l'énergie, la Vibration, la conscience. La conscience est Amour, elle-même. Et pourtant les guerres sont toujours aussi présentes, pourtant les conflits sont toujours aussi présents. Les choses changent, parce que, pour ceux d'entre vous qui vivez les contacts avec nous, vous savez bien que ce que vous vivez n'a rien à voir avec un amour conditionné ou conditionnant, vécu sur ce monde, même dans le lien le plus fort existant entre une mère et son enfant : il n'y a pas de commune mesure avec ce que vous pouvez vivre en Communion. Cela se produit, et cela est de plus en plus souvent. Vous le constatez, en vous et autour de vous, vous êtes, d'ailleurs ici, pour cela. Il est important d'accepter, avant de pouvoir rayonner, que le seul Amour possible, se situe à l'Intérieur de Soi, et que au plus la personne que vous croyez être s'efface (au travers d'un choc, au travers d'une démarche), au plus cet Amour peut rayonner, se manifester. C'est comme si l'absence d'interaction avec la nature de ce que nous sommes, en se limitant (pour une raison, cette fois-ci, extérieure), empêchait toute altération de ce qui rayonne. C'est dans ces circonstances, que se produisent l'accès au Soi, l'Éveil, la Réalisation. C'est à ce niveau-là que se réalise le Samadhi, la Paix.

Et puis, nous vous avons parlé de la Demeure de Paix suprême, qui elle, est cet état, et vient transcender tout ce qui peut être connu, dans tout amour projeté, comme dans tout amour trouvé en soi et rayonné. C'est encore quelque chose d'autre, qui renvoie à au-delà de l'humain et qui pourtant, reste totalement humain. Alors bien sûr, tout cela peut sembler des expériences, tout cela peut sembler fort complexe, fort difficile, surtout au travers des expériences de la vie de ce côté-ci. Il existe toutefois la possibilité, aujourd'hui, de ne plus être affecté par quoi que ce soit de ce monde, sans pour autant s'en détourner, sans pour autant condamner ce monde, mais bien en y étant quel qu'il soit. Personne n'a dit que c'était facile, mais en tout cas, c'est ce que nombre d'entre vous ont expérimenté, ou continuent d'expérimenter, voire à vivre : cet Amour non conditionnant parce qu'il n'est pas le reflet d'un manque mais il est le reflet de ce qui a été connu en Soi, redécouvert en Soi, et qui permet donc un rayonnement, au delà de tout désir, au delà de tout manque projeté à l'extérieur de Soi. Cela est l'Amour parce que c'est la Vie. Et quand la Vie est trouvée, la grâce est là. Quels que soient les mots que vous y apposiez, c'est toujours ce même sentiment d'être plein et que rien ne peut plus vous vider. Cette plénitude, que vous l'appeliez Joie, Samadhi, Shantinilaya, résulte en fait de cela, c'est-à-dire de cette plénitude, ce sentiment d'être complet, de n'avoir rien d'autre à faire qu'à aimer. Parce que, dès l'instant où, l'Amour sert quelque chose de logique (une filiation, une relation à un enfant, à un parent, une relation de couple), cet amour sera toujours une projection. Il ne trouvera que très rarement l'équilibre. Alors bien sûr, il existe des couples qui passent l'ensemble de leur vie entre eux, mais cela n'est pas l'Amour Vibral, c'est un amour qui a trouvé un équilibre stable, et vous savez très bien, que ceci est loin d'être le plus fréquent, et loin d'être le plus facile à vivre, pour tout le monde.

Et puis, aujourd'hui, vous êtes capable d'établir des Communions, que cela soit avec d'autres Frères et Sœurs, avec nous, Étoiles, des Anciens, des Archanges, avec le Soleil et avec la Terre. Tout cela porte différents noms, tout cela vous a été expliqué. Et quand cela se produit, en vous, même si cela n'est pas permanent, cela vous donne à vivre quelque chose de différent où le besoin de projeter un amour, le besoin d'aimer (dans son sens le plus noble) n'existe plus, parce que vous Êtes Amour. Étant Amour, vous n'avez pas besoin d'aimer dans la projection : il suffit simplement d'Être, de laisser votre nature se manifester. C'est, d'ailleurs, au travers de cet acte de laisser se manifester votre nature, que se réalise, le plus facilement, ce dont nous parlons incessamment depuis quelque temps, qui est l'Abandon : Abandon à la Lumière, Abandon du Soi, c'est-à-dire le moment où la volonté du Je n'existe plus. Et vous savez tous qu'il y a des gens qui cherchent l'Amour en permanence, et d'autres qui n'ont rien cherché. Mais tant qu'il y a une recherche de l'Amour, vous ne pouvez Être Amour. En fait, c'est comme si la démarche se produisait à l'inverse. Le manque induit cette recherche, la recherche induit une projection, la recherche d'un idéal (encore une fois, que cela soit une personne, ou une profession ou quoi que ce soit d'autre) qui va vous nourrir. Et ce qui vous nourrit et vous comble, vient bien de l'extérieur, dans ces cas-là. Même si vous sentez votre cœur, pour quelqu'un, pour quelque chose, si vous regardez, de manière objective, vous verrez bien que c'est toujours la même chose : quelle que soit l'expression de cet amour, quel que soit l'objet de cet amour, il y a, en définitive, toujours sous-jacent, un manque, un besoin de compléter, un besoin d'échanger, aussi.

Cela est profondément différent de ce qui se vit quand votre nature se révèle à vous, parce qu'à ce moment-là, la source d'Amour est vous-mêmes. Il n'y a plus à se poser la question à donner de l'Amour. Il n'y a plus à se poser la question de savoir si on aime ou pas, parce que l'Amour est votre nature et n'est plus ni une projection, ni une occupation, ni un idéal. Il n'y a que cet Amour-là, qui est, si je peux dire, authentique, parce que celui là, justement ne dépend pas d'une cause extérieure : il ne dépend pas d'une relation, il ne dépend pas d'une personne, il ne dépend de personne. Il est ce que vous Êtes. Alors, à ce moment-là, il n'y a plus d'efforts à faire, il n'y a pas à faire attention à quoi que ce soit : vous êtes devenus, réellement, ce que vous êtes, et à ce moment-là, l'Amour émane de vous comme ce qu'il est, c'est-à-dire votre nature. Et ce qui se vit, à ce moment-là, à travers des êtres, à travers des situations, des occupations, n'a plus de tout la même saveur, n'a plus du tout la même coloration de quelque chose à combler, de quelque chose qui manque. Ce que vous vivez, à ce moment là, est profondément différent.

Et pourtant, malgré cela, souvent l'être humain a besoin de compléter, parce que le corps est ainsi fait, ici sur ce monde, qu'il est incomplet. Il suffit de parler de complémentarité, de regarder la constitution même des corps pour se rendre compte que l'un est fait pour l'autre. Même au niveau de la chair, indépendamment des sentiments, indépendamment même de la nature des sexes. Tout cela ne représente, en définitive, que quelque chose qui n'exprime qu'un manque. Et par contre, au moment où vous découvrez ou redécouvrez la nature que vous Êtes, alors, à ce moment là, il n'existe plus de sentiment d'incomplétude, même s'il existe des relations encore, même s'il existe un besoin de ne pas être seul, mais c'est profondément différent. Parce que la source de l'Amour est vous-mêmes, et là, vous êtes prêts à Communier, à vous-mêmes et à l'autre, et aussi à rayonner cet Amour, sans le vouloir dans tout ce que vous touchez, tout ce que vous regardez. Là, il ne peut exister aucun manque. Il ne peut exister aucune trahison, aucune incertitude, et vous ne pouvez donner, rappelez-vous, que ce que vous avez trouvé. Vous ne pouvez donner ce que vous n'avez pas acquis, mais pas « acquis », dans le sens de posséder, pas « acquis », dans le sens de garder pour soi, mais bien reconnaître la nature de la Vie, la nature de la grâce, la nature de l'Amour, qui est, en fait, la seule nature possible. À ce moment là, vous allez constater (et vous le constatez de plus en plus, dans cette époque particulière dans laquelle vous êtes incarnés) que, bien évidemment, les règles du jeu, si l'on peut dire, ne s'expriment pas de la même façon à tous les niveaux. Il existe beaucoup de choses qui sont appelées le progrès, qui sont appelées l'évolution qui, sans parler de leur réalité, traduisent, en tout cas, la modification du jeu amoureux, et j'entends jeu amoureux, pas uniquement le jeu entre deux êtres, mais le jeu amoureux de toute vie. Tant que le jeu amoureux est basé sur ce que j'ai appelé la peur, la souffrance, la perte, il ne peut être rassasié. Dès l'instant où le jeu amoureux s'exprime au moment où vous avez reconnu ce que vous Êtes, par le Feu du Cœur, par la Couronne Radiante, par nombre de choses qui vous ont été longuement explicitées, alors, vous remarquez qu'à ce moment là, les choses changent, parce qu'il n'existe plus de manque. Il existe, bien sûr, des interrogations sur le sens même de la vie, il existe un questionnement pouvant concerner d'autres peurs, que cela concerne le travail, là aussi, la peur du manque, la peur de ne pas avoir à manger, de ne pas avoir de toit.

Quand l'Amour émane de vous, en ayant trouvé votre nature, tout devient différent. Parce que des lois vont s'exprimer qui vous font sortir de l'action / réaction permanente, que cela soit ce que vous avez nommé la Fluidité de l'Unité, les synchronicités, les lois d'Attraction et de Résonance. Quand vous êtes Amour, l'Amour vient à vous. Et cet Amour s'exprime non pas, uniquement, à travers des personnes ou des situations agréables, mais tout ce qui est nécessaire, pour vous, alors, est pourvu. Parce que c'est exactement ce qui se passe, si vous êtes Amour : rien ne peut faire défaut, quoi qu'il se passe à l'extérieur ou à l'Intérieur, tout vous apparaîtra et sera vécu de la façon la plus juste, sans manque, et sans peur. Cela veut dire aussi, et illustre, ce que nous vous disons : qu'il n'y a que deux choix, la peur ou l'Amour. La peur traduisant uniquement le manque, l'insuffisance et les diverses peurs. Et l'Amour, bien sûr, qui est non pas son opposé, ni même l'autre versant, mais qui est bien l'expression de quelque chose qui s'est trouvé. En ayant trouvé la Vie, la Vie vous trouve. Et les circonstances de votre vie vont se dérouler différemment. Il est impossible, pour celui qui vit l'Amour dans son Cœur (dans le sens le plus Vibral), qui accède au Samadhi, qui accède à la Communion, de pouvoir exprimer le moindre manque, la moindre incomplétude et la moindre peur. C'est en ce sens que nous vous disons, toujours : peur ou Amour. Parce que, souvent, vous avez l'impression que les deux coexistent : un jour, il y a l'Amour, un autre jour, il y a la peur. Mais quand l'Amour est là, il ne peut exister la peur. Il ne peut exister la souffrance, qu'elle soit dans le psychisme ou dans le corps. Parce que quoi qu'il se produise dans la tête, dans le corps, dans les relations, l'Amour est là. En vous, même si quelque chose se termine dans une relation, dans quoi que ce soit, si vous vous êtes reconnu dans l'Amour, rien ne peut manquer. Si quelque chose manque, alors cela vous renvoie à vos propres manques, et à ce que vous en avez projeté, au travers d'un idéal, au travers d'un besoin ou d'un manque. Que cela soit un besoin, un manque, un désir, ou un idéal, ne change strictement rien à ce que cela est. Tant que l'Amour reste, pour vous, une quête, il ne fera que traduire un manque. Tant que, pour vous, l'Amour est ailleurs qu'Ici et Maintenant, même au travers d'une recherche spirituelle, vous vous éloignez de vous-mêmes.

L'Amour, comme cela a été dit de différentes façons, n'a pas à être cherché puisque c'est ce que nous Sommes. En fait, il faut simplement réaliser ce que nous Sommes. Et quand nous réalisons ce que nous Sommes, plus aucun manque ne peut survenir. Nous sommes bien loin, je vous l'accorde, de la démarche commune, en Occident comme en Orient, de l'évolution des rapports entre les hommes et les femmes, entre les hommes et les femmes et la société, ou même dans les relations censées être les plus durables, comme la relations liée au sang, à l'ADN, à la famille. Il existe donc bien un malaise : c'est tant que l'humain ne se sera pas tourné vers lui-même, non pas pour se chercher, mais bien pour manifester ce qu'il est, tout ce qui sera manifesté à l'extérieur sera insuffisant, déficient, et c'est normal. D'autres ont dit : « cherchez le royaume des cieux et tout le reste vous sera donné ». Le royaume des cieux est au dedans de vous, c'est donc bien vous qu'il faut chercher, non pas comme une recherche à l'extérieur, dans une quelconque connaissance, une quelconque relation, mais bien en trouvant la nature qui nous anime et que nous sommes. Réalisant cela, toutes les contrariétés de ce monde ne représenteront rien, parce qu'au fur et à mesure que cette reconnaissance se fait, l'ensemble des circonstances de la vie vont être en harmonie avec cela. Et cela concerne absolument tous les secteurs, parce que l'Amour est Abondance, il ne peut jamais être privation.

Alors bien sûr, il existe des situations où une grande souffrance peut faire apparaître l'Amour. Mais, justement, l'Amour apparaît dans ces cas de souffrance parce qu'il y a un vide tellement intolérable que le Frère, la Sœur à qui ça arrive ne peut que trouver, en lui, la ressource. Et celle-ci ne se trouve pas, elle émerge, dès l'instant où vous ne cherchez plus. Le plus souvent, quand je parle d'évènements traumatisants, il peut s'agir de la perte d'un proche, d'un travail, ou de quelque chose qui est jugé comme important, qui a de la valeur pour celui qui le vit, et qui a disparu. Comme le dit un intervenant, très souvent, changez de regard, acceptez que vous êtes Amour, parce que cette acceptation, non pas cette croyance, va se traduire par la plénitude (ndr : BIDI). Et, dans cette plénitude, il y a de la place pour tous, puisque cette plénitude ne peut jamais s'épuiser. Elle ne dépend pas des circonstances extérieures, elle ne dépend pas du sentiment de gratification que vous pouvez obtenir, mais elle ne dépend que de vous-mêmes, non pas dans un enfermement, mais dans une vraie ouverture, qui n'est plus la projection d'un manque ou d'une insuffisance.

Alors, à ce moment là, vous découvrez la Liberté. Vous n'avez plus besoin d'aimer ou de ne pas aimer. Vous découvrez que l'Amour est votre nature, tout devient profondément différent. C'est cela, la Liberté qui conduit à la Libération. Cette indépendance, cette autonomie, est en résonance directe avec la Liberté et avec l'Amour. C'est cela qu'il vous faut réaliser, non pas chercher, non pas comprendre, mais vivre, les uns et les autres. Nous vous disons que la compréhension ne sert à rien, elle n'est que justification pour le mental, elle n'est que calcul, elle n'est que logique. L'Amour n'a pas à être logique : il Est, tout simplement. Tant que vous mettez la logique devant, cela correspond à un manque. Tant que vous mettez une organisation devant, cela aussi correspond à un manque. Parce que l'Amour, dans sa spontanéité, n'a pas à être dans une logique ou dans une raison. Il est ce qui s'exprime le plus naturellement du monde, parce qu'encore une fois, c'est ce que nous Sommes. Même la guerre n'annihile pas ce que nous Sommes. Même la mort ne peut annihiler ce que nous Sommes. Et c'est justement ce que nous sommes qui est Amour.

Tant que vous projetez à l'extérieur (au travers même d'une recherche, quelle qu'elle soit), vous entretenez le manque, vous ne le comblerez jamais. Et cela, votre vie, et tout ce qui est humain, représente cela. Tant que l'humain n'est pas humain, tant qu'il ne retrouve pas sa nature, toute sa vie va être soumise à ce qui est nommé action / réaction, et l'action / réaction entretient la perpétuation. L'action / réaction entretient ce que vous nommez le libre-arbitre, qui n'est pas la Liberté. Et ainsi, de réaction en réaction, de recherche en recherche, l'être humain s'éloigne de plus en plus de sa nature. C'est cette extériorisation de la conscience, au travers de cette recherche, qui crée l'apparence du manque d'amour, qui crée les guerres, qui crée les insuffisances, les ruptures, les chantages. Il n'y a pas d'autre alternative que de se trouver soi-même. Alors bien sûr, l'époque qui est à vivre, et que vous vivez, est en cela différente que l'Amour est venu à vous, il est venu vous réveiller. Beaucoup se réveillent aujourd'hui, et découvrent (un petit peu comme au réveil, au matin) qu'ils se réveillent d'un cauchemar où tout n'était que factice, où le sens des valeurs est complètement redistribué. Même si cela n'est pas appelé Amour, c'est l'Amour qui agit. Tant que l'Amour est absent, il y aura toujours compétition, il y aura toujours comparaison, il y aura toujours manque et insuffisance, et il y aura toujours peur.

Quand l'Amour est là, tout se transforme, tout devient différent. La Liberté devient réelle. L'Autonomie devient réelle. Il ne peut exister d'insuffisance. Et, à ce moment là, l'ensemble des peurs qui étaient présentes, quelles qu'elles soient, disparaissent en totalité parce qu'il n'y a rien à préserver. Quand la nature de l'Amour est retrouvée, la Vie coule d'elle-même. Quelles que soient les circonstances, il ne peut exister de privations, au sein de l'Amour, même si vous n'avez pas à manger, même si vous n'avez pas de toit. C'est l'absence d'Amour qui vous fait chercher, activement, à vous préserver de ces malheurs. Mais, quand l'Amour est trouvé, comme le disait le Christ, : « est-ce que l'oiseau se soucie de ce qu'il va manger demain ? ». L'Amour ne se soucie de rien. Il est Vie. Il est la Vérité et quand vous êtes sous cette Vérité, l'action / réaction disparaît. C'est remplacé par la grâce, et la grâce est agissante, elle fera tout pour que votre vie soit la Vie. La démarche est profondément différente. Dans un cas, il y a projection. Dans l'autre cas, il y a Accueil et Don. C'est l'un ou l'autre. Il n'y a pas d'autre alternative et vous allez le vivre si vous ne vivez déjà, parce que les circonstances de ce monde vont faire que ce monde va se retrouver face à ce qu'il a construit, par rapport à ses manques. Tout ce qui est le progrès moderne, tout ce qui a été échafaudé et construit (dans la matière comme dans la tête) n'avait que pour fonction d'éviter le manque, de conférer ce que vous appelez le confort. Confort que vous avez obtenu en Occident (ou, en tout cas, dans les pays aisés). Mais que vaut ce confort s'il y a le manque ? Que vaut ce confort, s'il y a non-reconnaissance de l'Amour ? Il ne vaut strictement rien parce qu'il vous éteint, il vous endort, il vous anesthésie, et vous éloigne de ce que vous Êtes. Et cela crée une avidité et cela fait que l'âme va chercher des expériences qui puissent la satisfaire, à travers un autre, à travers un enfant, à travers une profession, à travers une activité, quelle qu'elle soit.

Plus l'Amour grandit et plus l'Amour émane et rayonne de vous, moins cela ne peut vous préoccuper. Et quand vous arrivez à l'Ultime, vous restez Amour et tout le reste disparaît. C'est ce que j'ai manifesté, à certains moments, dans ma vie, et pourtant, peut-être le savez-vous, j'ai été mariée, j'avais beaucoup de gens autour de moi. Tous ces gens qui venaient se nourrir, non pas de moi, mais de l'Amour, parce qu'il y avait une résonance qui se créait. Bien sûr, tout le monde n'a pas eu la résonance suffisante pour retrouver ce qu'il était, parce que les manques et les projections créent, en quelque sorte, une barrière qui devient de plus en plus rigide, parce que cela est bâti sur la peur et que la peur rigidifie. Elle empêche l'Amour, que nous Sommes, de s'exprimer. Alors bien sûr, tant que vous regardez le manque, vous cherchez à le combler. Tant que vous regardez l'objet de votre désir, vous cherchez à le posséder. Mais si vous faites cesser tout cela, alors l'Amour est là. Non pas celui que vous voulez, non pas celui que vous espérez, mais celui qui a toujours été là, au milieu de votre poitrine. Aujourd'hui, cela se découvre, de plus en plus facilement, parce que les circonstances veulent ça, vous le savez.

Alors, je ne peux que vous inviter à vivre, non pas selon vos désirs, non pas selon vos manques, mais selon l'Amour et selon la grâce. Parce que, dans la grâce, il y a la Vie, et la Vie ne vous fera jamais défaut, quoi que vous ayez à vivre. C'est toujours le mental, le manque, qui va induire des actions de préservation de l'illusion à travers l'assurance, à travers des liens que vous créez, à travers des enfantements, à travers des créations. Tout cela, en fait, n'est destiné qu'à projeter votre propre Amour et à masquer le manque de la nature, que nous sommes tous. Ainsi, il y a donc aussi, à ce niveau-là, une espèce de Retournement et de renversement. L'appel de la Lumière, aujourd'hui, est de vous faire vivre cela. Alors, quelles que soient les circonstances de votre vie, ne pestez pas, ne les rejetez pas, parce que votre vision s'inscrit, le plus souvent, que dans l'émotion du moment, ou dans la compréhension intellectuelle et logique de ce que vous aviez, et ce que vous n'avez plus. Si le temps s'écoule, vous constaterez de vous-mêmes, et vous en avez tous fait l'expérience, que ce qui vous a manqué, un jour, à travers une perte et un deuil, finit toujours, toujours, par disparaître. Et quel est l'agent qui le fait disparaître ? : le temps. Parce que le manque est toujours inscrit dans le temps. L'Amour n'est inscrit dans aucun temps. Il vous fait échapper aux conséquences du temps. L'Amour Vibral : l'Amour qui se donne. Réfléchissez à cela, parce que ces mécanismes sont à l'œuvre, absolument pour tout. Or, aujourd'hui, ce qui se passe, et ce qui se passera de plus en plus, c'est que vous êtes abreuvés à la Source et à la Nature de ce que vous Êtes, que vous nommiez cela Supra-mental, Onde de Vie, Extase, Samadhi, Shantinilaya, et ses multiples déclinaisons, cela n'a aucune espèce d'importance. Tout ceci n'est qu'une invitation à vous donner, vous-mêmes, à ce que vous Êtes, à ne rien attendre, parce que, quand on n'attend rien, tout est là, il n'y a pas de manque.

Nous sommes, tous, l'Amour, la Vie et la grâce, la Voie, la Vérité et la Vie. Sans aucune exception. Seuls, les filtres et les Voiles, les expériences du passé, les traumatismes, le manque, la peur, nous éloignent de cela. Alors, il n'y a que l'Amour pour combler. Il n'y a que l'Amour pour être ce que nous Sommes, de manière infinie, au delà de ce temps, comme de tout temps. Cet Amour là, quand il est trouvé, ne peut être limité, ne peut être amputé, et ne disparaît pas avec la mort. Parce que vous avez trouvé ce que vous Êtes : vous êtes Éternité. Avant, à aucun moment, vous ne pouvez vivre, vous ne pouvez que supposer ou imaginer. Mais dès l'instant où l'Amour est, réellement, là, vous êtes la Totalité, vous êtes le Tout.

Voilà les éléments que je souhaitais vous apporter et qui découlaient, peut-être pas de ce qui se passe maintenant, mais de ce que j'ai, réellement, vécu, dans mon incarnation passée. Là, est l'essentiel, parce que si vous acceptez de regarder objectivement, vous vous apercevrez que, réellement, c'est la seule Vérité. Elle n'est pas relative, elle traduit l'Absolu de toutes les relations, et tout ce qui peut exister sur ce monde et ailleurs. Ce qui est différent, dans les autres mondes, dans les mondes que nous nommons unifiés ou multidimensionnels, c'est que l'expression de l'Amour n'est entaché de rien, freiné par rien : il n'y a ni opacité, ni calcul, ni logique, ni raison, ni attachement, il y a Liberté totale de mouvement, de résonance, de Communion. Il n'existe aucun enfermement possible. Alors que tout ce qui a été bâti sur ce monde, depuis longtemps, oblige à séparer, à enfermer. Cela est visible, même, dans les modes de vie. Cela est visible dans tout ce qui est donné à voir, dans tout ce qui vous est donné à expérimenter sur ce monde. Regardez clairement, et vous comprendrez, à ce moment là, vous saisirez, que l'Amour n'est pas quelque chose qui se prend, ni qui s'échange. L'Amour est Don, parce que la Vie est Don, et parce que la Vie est la grâce. Retrouver la grâce, vivre la grâce et l'Extase, est l'essence de votre Nature, c'est-à-dire que vous vous êtes trouvés. Vous étant trouvés, vous avez trouvé le reste du monde, vous avez trouvé l'Amour.

J'en ai fini pour mon intervention. Établissons-nous, si vous le voulez bien, tous ensemble, dans ce Don, dans cet accueil, dans l'Amour que nous sommes, au delà de toute considération, au delà de toute attente, de toute projection, de tout espoir même, simplement, en nous installant dans ce temps présent qui ne dépend d'aucun temps, et qui donc échappe au temps. Ainsi est l'Amour, ainsi est la Vérité. MA ANANDA MOYI vous aime parce que c'est sa Nature. Vous m'aimez parce que c'est votre Nature, sans calcul et sans condition, sans supposition. Je vous aime, à bientôt.

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