Autres Dimensions

Sois qui tu es

BIDI

20 juillet 2012

pdf

Eh bien, BIDI est avec vous. Et il vous salue. Nous allons, donc, échanger.

Question : pourriez-vous me donner la phrase à formuler pour réfuter mon attachement à mon mari duquel je suis séparée ? Je sais que c'est la peur de l'abandon que je veux dépasser.
Ce n'est pas une phrase qui réfute : c'est l'acte. Quelle que soit la phrase, elle t'appartient. Je ne peux, donc, te donner la phrase. L'acte de réfuter n'a que faire des mots ou de la formulation. Ce n'est pas une affirmation mais, bien, la conscience et le mental que l'on porte sur la réfutation elle-même. Les mots n'ont aucun sens. Aucun mot ne te fera dépasser la peur de l'abandon : c'est la conscience de la réfutation qui agira.

Question : quel est ce « Je » qui n'a plus aucun sens mais qui ne disparaît pas dans l'Absolu ?
Mais, dans la mesure où tu es Absolu avec forme, comment veux-tu que le « Je » disparaisse tant que ce sac de nourriture n'est pas mort ? Le « Je » se fond dans l'Absolu : tu passes de l'un à l'autre et de l'autre à l'un, sans aucun problème. Le « Je » est transmuté, transformé. Il est annihilé. Il disparaît en Absolu et il revient dès que tu reviens dans ton « Je » c'est-à-dire dans ce sac (dans, aussi, le « Je suis »). Tant que le sac de nourriture et de pensées est là, tu es Absolu avec forme. Quoi qu'il te soit donné à vivre (et quoi que tu te donnes à vivre), ce qui reste n'est pas le « Je », quand tu es en Absolu avec forme. C'est l'observateur, immobile (qui a toujours été là), que tu vas traduire par le « Je » parce que c'est le « Je » que tu vis, quand l'observateur est dans un sac mais qu'il observe le sac.

Question : l'Absolu est-il une mosaïque d'Extases communes de l'Essence de toutes les Consciences étant passées par la Dissolution ?
Ce n'est pas une mosaïque parce que s'il manque une pièce dans la mosaïque, ce n'est plus une mosaïque : c'est un hologramme. Ou (si tu préfères) le Centre en chaque Centre : le Centre présent partout et en chaque point. Ce n'est pas un assemblage. Ce n'est pas une réunion. Donc, cela ne peut être une mosaïque.

Question : est-ce que l'Absolu se révèle quand il n'existe plus aucune perception / sensation, y compris la perception / sensation du cœur du Cœur ?
L'Absolu ne connaît aucune perception, aucune Conscience. Il ne connaît que le Centre, en tout Centre. Le cœur du Cœur y est superposable. Ce n'est plus ce qui tourne dans ta poitrine mais ce qui est immobile dans ta poitrine : on peut le dire.

Question : de votre point de vue, qu'est-ce qu'une origine stellaire ?
Une origine stellaire est, simplement, le moment où tu as commencé à expérimenter un éloignement conscient (une sortie), au sein du Soi (sans coupures), réel. Cette origine stellaire donne, en quelque sorte, une coloration à l'Expansion (une coloration à l'expérience), selon la quantité présente de tel ou tel élément que l'on retrouve, aussi, dans le sac de nourriture. Elle donne une résonance. Cette résonance est encore dans le Soi mais au-delà de la forme, au-delà de tout « Je », au-delà de tout Voile, au-delà de toute perception aussi, si ce n'est, justement, la coloration et la résonance particulière d'une étoile. Mais, l'étoile elle-même est Absolu. Le Passage se fait à travers l'étoile et, donc, prend sa coloration à ce moment là. Mais, l'étoile, elle-même, est Absolu, reliée, d'une part à LA SOURCE et à l'ensemble de ce qui est nommé étoile.

Question : j'ai continué de me désengager de cette identité, ce faux Centre. L'Abandon est là, par bouffées mais le chaos revient parfois. J'accepte, réfute. Est-ce le dernier chaos ?
Seule toi, peux le dire. Le chaos est une identification au « Je » (jeu), à la personne. Ce qui veut dire que, aussi bien le Soi, dans son Ultime Présence, que l'Absolu, n'a pas encore suffisamment déteint dans le « Je ». Il existe, encore, des attaches. Le fait de les voir n'est pas le chaos mais il faut les traverser.

Question : depuis que j'ai vécu Shantinilaya j'ai l'impression d'être rattrapée par le « moi » (ses pensées parasites, ses lourdeurs). Que s'est-il passé ?
Il ne s'est rien passé. Ce qui se vit, maintenant, au-delà de la notion d'Ultime chaos, est la traversée de ce qui doit être traversé. Cela est destiné à te montrer où toi-même te situes. Tant que tu cherches une cause extérieure, tu te trompes. C'est toi et ton « Je » qui êtes sortis du Manteau. Ceci dit, il faut traverser cela. Tu ne peux juger, aucunement, ce que tu vis, quitte à t'éloigner (si tu le fais), encore plus, de ce que tu Es. L'effet n'est pas perceptible dans l'instant. Ce que tu as vécu est une expérience. Le Manteau Bleu de la Grâce concoure à établir l'Absolu. Mais, tu n'as pas disparu : la preuve. Rien n'est définitif tant que vous n'êtes pas établis dans l'Absolu. Il y a ce que l'ego appelle des rechutes parce qu'il voudrait tenir, sans arrêt, le Manteau (etc, etc) : la preuve. Il y a, donc, un attachement à l'expérience vécue, qui est un obstacle. Tant que tu crois et espères que le Manteau Bleu de la Grâce va s'installer définitivement, tu l'éloignes de toi. Ne soyez pas attachés à vos expériences : vivez les, sans attachements. Et traversez ce qu'il y a à traverser. Autrement dit, ne vous occupez pas de vos expériences : vivez les. Ne les jugez pas. Ne les interrogez pas.

Question : je ne peux répondre à la question : « qui es-tu ? », même si, de plus en plus, il se passe de drôles de choses dans le sac.
C'est, effectivement, très drôle. Et cela va être de plus en plus drôle. Donc, ce qui est drôle (dans le sens de bizarre ou d'humoristique) te montre que quelque chose se passe. Mais, ce quelque chose qui se passe, observe le : ne t'y identifie pas. Quant à savoir si tu es de moins en moins une personne, il y a des degrés. Qui a dit ça ? Tu seras une personne tant que ce sac est là. Encore une fois, c'est le regard. Tu ne peux pas supprimer ta personne tant que le sac est là. Et, si tu le supprimes, qu'est-ce qui le supprime si ce n'est la personne elle-même ? Changer de regard te donne à voir que ce n'est pas de moins en moins mais que c'est radical. Va plus loin. Ou plus près.

Question : comment comprendre la vastitude de l'Inconnu à l'aide du mental réducteur ?
Mais, qui veut comprendre, à part le mental ? Il ne peut pas comprendre. Tout ce que j'ai dit c'est, justement, d'arrêter de comprendre. Tant que vous êtes dans la démarche de comprendre quoi que ce soit, vous ne comprendrez rien. C'est, justement, quand il n'y a plus de compréhension, que tout est là. C'est très exactement ce que j'ai dit toutes les fois où je suis venu : vous ne pouvez comprendre. Ce qui comprend, c'est le « Je ». Et le « Je » ne peut comprendre ce qu'il ne connaît pas. Donc, vouloir se placer, encore, du point de vue du « Je » pour comprendre ce que vous ne connaissez pas (et ne pouvez connaître) montre quoi ? Un mauvais point de vue. Un mauvais endroit. L'Absolu ne peut être compris : il ne peut être que vécu. Aucune compréhension, aucun livre, ne peut réaliser cela : c'est dès l'instant où tu arrêtes de comprendre (ou de vouloir comprendre) que ce qui a toujours été là se révèle à toi.

Question : pourquoi faut-il, encore, traîner ce cadavre ?
Où est le cadavre ? Ce sac de nourriture vit. Alors, laisse le vivre. Il n'est jamais un obstacle. C'est pas ce sac qui est un obstacle : c'est toi quand tu te places dans le « Je », dans celui qui veut comprendre, qui veut saisir, qui veut s'approprier, qui cherche, quelque part, ce qu'il est déjà, qui veut la Lumière, qui cherche la Lumière. Mais, tu ne peux pas chercher ce que tu Es. Donc, il n'y a pas de cadavre. C'est une mauvaise perspective.

Nous n'avons plus de questionnement. Nous vous remercions.
Alors, je dirais, pour terminer (et c'est ce que j'ai déjà dit, je ne sais combien de fois) : ce n'est pas un problème de compréhension. Ce n'est pas un problème de recherche. Ce n'est pas un problème de trouver. Ce n'est pas un problème de voir des cadavres ou des livres. Ce n'est pas un problème de se séparer d'amis. Le problème, c'est vous. Changez de point de vue. Lâchez ce à quoi vous croyez tenir : tous vos acquis, tous vos efforts. L'Absolu n'est pas un effort : c'est un Abandon. Faites cesser toute volonté. Faites cesser toute démarche qui consiste à vouloir s'approprier et comprendre. Rendez tout. Et le sac, laissez le vivre. Dès l'instant où tu t'opposes à ce sac, en l'appelant cadavre, tu n'as pas vraiment vécu l'Abandon. Ce n'est pas un cadavre, c'est un sac de nourriture. Un cadavre retourne à la terre : il n'y a plus de vie dedans.

Ce que vous pouvez essayer de comprendre, en le vivant, c'est ce que veut dire changer de point de vue. Qu'est-ce qui change de point de vue ? La Conscience, l'observateur. Je vous ai répété (je ne sais combien de fois) l'exemple du théâtre. Vous êtes sur scène et vous demandez comment être celui qui est assis en tant que spectateur : changez de point de vue. Tant que vous êtes centrés sur votre personne, sur votre Lumière, sur vos amis, sur vos cadavres, sur vos peurs, cela veut dire quoi ? Que vous vous appropriez. C'est exactement l'inverse de l'Abandon. Le besoin de posséder vous possède. Tout est inversé. Donc, retournez dans le bon sens. Ne cherchez rien parce qu'il n'y a rien à chercher. N'éliminez rien : il n'y a rien à éliminer. Tant que vous procédez comme cela, tout est obstacle. Qui crée l'obstacle ? Qui a acheté les livres ? Qui a un cadavre chez lui ? Réfléchissez et réfutez. N'éliminez pas.

Les principes de la réfutation ont été énoncés. J'ai expliqué à quoi cela devait aboutir et très facilement. Et vous regardez, encore, ce que vous possédez : le passé, les livres. Réfléchissez à cela. Je n'ai pas dit de comprendre. Vous ne pouvez pas comprendre tant que vous êtes dans ce corps limité. Mais, vous n'êtes pas ce corps limité. Mais, ce corps limité, laissez le vivre sa vie. Rendez-vous compte que la plupart des questionnements tiennent, toujours, à la même chose : la peur de l'abandon. Et, justement, le problème, c'est de vous Abandonner. Et vous parlez de la peur de l'abandon, d'un mari, d'un cadavre, d'un livre ou d'un ami. C'est pas eux que vous devez abandonner. Ils sont éphémères. Ils disparaîtront comme ils sont venus : comme vous, comme nous tous, quand nous sommes là. Changez de regard et de point de vue. Je vous demande de regarder le Centre et vous me parlez de la périphérie. Je vous demande le point de vue de celui qui ne bouge pas (l'observateur et l'Absolu) et vous parlez de la personne. Saisissez cela : il n'y rien à comprendre. C'est simple : retournez votre point de vue et vous constaterez, vous-mêmes, les effets. C'est la même chose que pour l'Onde de vie, pour le Manteau, pour le Canal, pour tout ça : laissez les faire mais ne faites rien. Travailler sur les Vibrations, ça occupe, ça développe le Soi, pour lui permettre de toucher l'Ultime Soi (ou Présence). Et, après, ne vous occupez plus de rien.

Alors, s'il n'y a plus de questions, BIDI vous salue et vous Aime, vous, l'Absolu. Vous êtes cela. Tout le reste n'existe pas, est éphémère. Ça ne veut pas dire qu'il faut le faire disparaître ou le considérer pour autre chose que ce qu'il est. C'est, vraiment, le point de vue. BIDI vous salue. À plus tard.

Nous partageons ces informations en toute transparence. Merci de faire de même, si vous les diffusez, en reproduisant l'intégralité du texte et en citant sa source : autresdimensions.info.


Haut de page